Bayrou sonne le tocsin : bientôt, tout l’impôt sur le revenu pour payer les seuls intérêts de la dette !

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Alors que les prétendants à la présidentielle 2027 s’agitent déjà sur les plateaux, François Bayrou a lancé dimanche soir sur BFMTV un avertissement glaçant, de ceux que les élites macronistes et centristes préfèrent généralement passer sous silence : « L’année prochaine, la totalité de l’impôt sur le revenu ne suffira pas à payer les intérêts de la dette. »

Pas pour rembourser le capital, non. Simplement pour honorer les intérêts.

3 536 milliards d’euros : un endettement hors de contrôle

Selon l’Insee, la dette publique française a atteint 3 536,1 milliards d’euros au premier trimestre 2026, soit 117,5 % du PIB. Le service de la dette (les intérêts) devrait flirter avec 64 milliards d’euros cette année, et pourrait grimper jusqu’à 100 milliards dans les prochaines années. À titre de comparaison, ce montant dépasse déjà le budget de l’Éducation nationale (hors pensions) ou celui de la Défense.

L’impôt sur le revenu, qui a rapporté plus de 95 milliards d’euros en 2025, ne suffira bientôt plus à couvrir cette charge. Les contribuables français, déjà parmi les plus taxés d’Europe, vont donc travailler de plus en plus pour rembourser les erreurs des décennies passées : immigration de masse coûteuse, dépenses sociales non maîtrisées, clientélisme électoral et refus obstiné de toute réforme structurelle.

Bayrou l’a rappelé sans détour : la dette est « la charge qui va peser sur les générations actuelles qui sont au travail ou qui sont contribuables ». Un fardeau intergénérationnel qui hypothèque l’avenir des jeunes Français, notamment ceux des classes moyennes et populaires sacrifiés sur l’autel du vivre-ensemble et de l’État providence sans fin.

Le centre en pleine imposture

Interrogé sur Édouard Philippe, candidat centriste qui tenait son premier meeting dimanche, Bayrou a concédé du bout des lèvres que l’intention d’augmenter la contribution des retraités était « bien », mais a immédiatement douté de la capacité réelle à tenir les engagements. Le gouvernement visait un déficit à 5 % du PIB en 2026… les projections du Trésor tablent plutôt sur 5,2 %.

Pendant ce temps, Gabriel Attal promet des « départs volontaires » de fonctionnaires et une « impunité budgétaire zéro », tandis que le Medef propose une cinquantaine de mesures pour ramener le déficit à 4,2 %. Des paroles, encore des paroles. La droite identitaire et patriote, elle, l’a répété depuis longtemps : on ne sortira pas de ce piège sans souveraineté retrouvée, sans maîtrise des flux migratoires et sans un État recentré sur ses missions régaliennes.

Éric Zemmour, dans son Suicide français, avait déjà diagnostiqué ce déclin. Bayrou apporte aujourd’hui la preuve chiffrée de la dimension économique de ce suicide. La question reste posée : le mal français est-il d’abord économique… ou civilisationnel ? Les deux sont intimement liés.

L’heure des choix arrive

À un an de la présidentielle, aucun candidat sérieux ne pourra plus éluder ce « mur budgétaire ». Les Français, écrasés d’impôts et de normes, exaspérés par l’insécurité culturelle et la dégradation des services publics, attendent des réponses concrètes : réduction drastique des dépenses inutiles, réformes structurelles courageuses et remise en cause des dogmes qui ont mené le pays au bord du gouffre.

Reste à savoir si, cette fois, la classe politique aura le courage d’agir… ou si elle continuera à endetter les générations futures pour préserver un modèle qui ne fonctionne plus.

Qu’en pensez-vous ? La dette est-elle le principal danger ou le symptôme d’un mal plus profond ? Réagissez en commentaire.

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