Macron veut abroger le Code Noir de Colbert : ils ne savent plus quoi inventer pour exister

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Décidément, Emmanuel Macron et sa bande ne manquent jamais une occasion de nous rappeler à quel point ils sont à court d’idées. Après les statues, les rues, les noms de écoles et les manuels scolaires, voilà qu’ils s’attaquent maintenant à une loi du XVIIe siècle ! Le Code Noir, cet ensemble d’édits royaux organisant la relation des maîtres avec leurs esclaves sous l’Ancien Régime, va être abrogé. Parce que, bien sûr, en 2026, c’est ça la priorité de la France.

« On ne pourra jamais réparer ce crime totalement », a solennellement déclaré le Président lors d’une cérémonie à l’Élysée pour les 25 ans de la loi Taubira. On ne pourra jamais réparer… mais on va quand même abroger une loi qui n’a plus aucun effet juridique depuis 1848. C’est beau comme du symbolisme creux. On sent la profonde réflexion historique, le sens de l’urgence nationale, le besoin impérieux de corriger une injustice qui hante encore nos nuits.

Christiane Taubira de sinistre mémoire était là, évidemment. L’éternelle prêtresse de la haine de la France. On imagine la scène : applaudissements, larmes aux yeux, discours vibrants sur la « reconnaissance » et les « réparations » qui restent « inachevées ». Parce que rien ne dit mieux « je gouverne au XXIe siècle » que de passer son temps à débattre de textes vieux de 350 ans.

Pendant ce temps, la dette publique explose, les services publics s’effondrent, l’insécurité gangrène le pays et l’économie patine. Mais non, l’urgence, c’est d’abroger Colbert. Colbert, ce vilain qui a osé codifier l’esclavage à une époque où toute l’Europe le pratiquait, et dont la France a été l’un des premiers pays à abolir (dès 1794, puis définitivement en 1848). Mais bon, les faits historiques, c’est tellement ringard quand on peut faire du buzz mémoriel.

Macron l’a dit lui-même : il faut « entendre ce qu’il y a derrière », cette fameuse demande de justice et de réparation. On attend avec impatience la suite du programme : des excuses officielles à tous les descendants, des transferts financiers vers les pays concernés, ou peut-être une grande cérémonie nationale où l’on brûlera symboliquement un portrait de Louis XIV ? Tout cela sent bon le courage politique. Rien de tel que de s’attaquer à des morts pour éviter de régler les problèmes des vivants.

Cette obsession de la repentance à répétition en dit long sur l’état d’une classe dirigeante qui ne sait plus quoi inventer pour se rendre intéressante. Au lieu de proposer un projet pour la France de demain, ils préfèrent revisiter indéfiniment les décisions d’hier. C’est plus facile. Ça fait moins de vagues chez les bien-pensants. Et surtout, ça permet de se donner le beau rôle du redresseur de torts moral, tout en esquivant les questions concrètes sur l’immigration, l’intégration ou la souveraineté.

Macron et ses amis ont trouvé la martingale : plus on parle d’esclavage, moins on parle de la France d’aujourd’hui. Et si quelqu’un ose pointer du doigt l’hypocrisie (l’esclavage existait bien avant Colbert, et bien après dans d’autres régions du monde), on le taxera immédiatement de « négationnisme » ou de « complaisance ». C’est tellement plus simple.

Alors bravo, Monsieur le Président. Abroger le Code Noir. Quelle audace. Quelle profondeur. On imagine déjà les manuels scolaires réécrits, les cérémonies, les commissions, les rapports. Tout ça pour un texte qui n’avait plus aucune valeur légale. Pendant ce temps, les Français regardent, consternés, cette nouvelle pantalonnade mémorielle.

Ils ne savent vraiment plus quoi inventer pour se rendre intéressants.

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