Ils sortent de Beauvau le visage fermé, le 8 septembre 2026. Pas de colère théâtrale : pire. Du dégoût. Après un été où la France a vu brûler de l’ordre de 115.000 à 120.000 hectares, où le seul feu de Saumos en Gironde a dévoré 42.000 hectares, évacué des dizaines de milliers de personnes et tué deux pompiers en intervention, les syndicats attendaient enfin des hommes et de l’argent. Ils ont eu un texte. Un catalogue. Du papier peint.
« On a eu du blabla politique et maintenant on a du blabla institutionnel », lâche David Saquet, président de l’Unsa Sapeurs-Pompiers, au sortir du ministère. Xavier Boy, président national de la Fédération autonome des pompiers professionnels et porte-parole de l’intersyndicale, enfonce le clou : « Nous attendions une grande loi, nous découvrons aujourd’hui un texte qui évite les sujets essentiels. » Plus tôt, il avait déjà résumé le document d’une phrase qui restera : « un catalogue de mesures qui relève davantage du choix du papier peint que de la réparation des fondations. »