C’est officiel : la France a trouvé son nouveau Kissinger. Son nom ? Olivier Faure. Oui, ce même Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, cet homme dont la notoriété en France frôle dangereusement le niveau d’un député de circonscription rurale un soir de match. Celui que même les militants PS ont parfois du mal à reconnaître sur une photo. Eh bien, cet homme-là s’envole pour Taïwan du 23 au 29 mai afin de défendre l’« autonomie » de l’île face à la Chine.
On imagine déjà Pékin trembler. Ou pas.
Le patron du PS, qui peine à exister entre Mélenchon et Glucksmann, a donc décidé de compenser son poids domestique ridicule en jouant les grands stratèges sur la scène internationale. Il ira rencontrer le président taïwanais Lai Ching-te, défendra « la doctrine socialiste » selon laquelle le droit à l’autodétermination « ne peut pas être à géométrie variable », et rappellera avec gravité que les Taïwanais ont le droit de choisir leur destin, comme les Palestiniens et les Ukrainiens.
C’est beau. C’est grand. C’est surtout hilarant.
Parce que pendant que le PS continue de disparaître corps et biens, Olivier Faure a trouvé la solution : aller expliquer à Taïwan comment gérer sa souveraineté. On suppose que les Taïwanais, face à l’armée chinoise et à la menace permanente d’invasion, attendaient avec impatience les lumières d’un socialiste français dont la dernière grande idée a été d’aligner son parti sur LFI aux municipales.
Le message est limpide : incapable de peser sur la vie politique française, Faure va sauver Taïwan. On imagine déjà le communiqué triomphal à son retour : « Grâce à mon intervention, la tension en mer de Chine a baissé de 0,3 %. Xi Jinping m’a même envoyé un émoji discret. »
Cette visite est le parfait symbole du PS moderne : un parti qui n’existe plus en France mais qui continue de se donner des airs de grande puissance sur la scène internationale. Faure, l’homme qui n’arrive pas à fédérer trois socialistes autour d’une primaire, se voit déjà en arbitre du Pacifique. C’est touchant. C’est presque attendrissant. C’est surtout pathétique.
Pendant ce temps, en France, les Français se demandent encore qui est exactement Olivier Faure. Mais rassurez-vous : à Taipei, ils le sauront bientôt. Et ils se demanderont probablement pourquoi le PS leur envoie son figurant le plus discret pour parler géopolitique.
Olivier Faure à Taïwan. On n’invente rien. La réalité est déjà assez comique comme ça.
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