Attal propose une grande coalition pour battre Marine Le Pen

Ce samedi 3 octobre, Gabriel Attal a plaidé pour un « vrai et large rassemblement » avant la présidentielle de 2027. L’ancien premier ministre a esquissé une grande coalition couvrant l’arc allant de la gauche sociale‑démocrate jusqu’à la droite républicaine, avec pour objectif de vaincre Marine Le Pen.

Dans l’espace situé entre La France insoumise et le Rassemblement national, il dresse un constat net : aucun candidat « n’est favori ou en situation de battre Marine Le Pen » au second tour, en l’état actuel des forces.

« La seule chose qui peut nous permettre de l’emporter, c’est une grande coalition rassemblant des électeurs de la gauche sociale‑démocrate à la droite républicaine. Non pas “contre” mais “pour” une vision : l’Europe, la compétitivité de notre économie, les valeurs de la République et le progressisme », a‑t‑il déclaré.

Il s’adresse clairement « aux électeurs tentés par Raphaël Glucksmann comme à ceux de la droite républicaine ». « Je m’adresse à eux. Car il y a des électeurs, de gauche comme de droite, qui aimeraient un autre choix qu’un candidat qui n’aura aucune chance d’être au second tour », a‑t‑il ajouté. Selon lui, il faut « un candidat qui incarne cette grande coalition et cet espace politique large ».

La main tendue vers la gauche s’appuie sur ce qu’il dit avoir entendu de responsables socialistes défendre la capitalisation pour les retraites, la compétitivité ou la responsabilité budgétaire. « Tant mieux ! Avec la défense de l’Europe et le soutien à l’Ukraine, ce sont des éléments qui peuvent nous rassembler. De mon côté aussi, j’ai évolué, notamment sur la méthode et le partage du pouvoir », a‑t‑il fait valoir.

Engagé depuis quatre mois dans une campagne où les candidatures se multiplient, l’ancien chef du gouvernement a de nouveau indiqué qu’il n’écartait pas la possibilité d’une primaire, tout en cherchant à s’imposer dans cet espace disputé.

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