Le lycée privé musulman Averroès, à Lille-Sud, restera pour l’instant hors contrat. Réunie jeudi 10 septembre 2026 à la demande du préfet des Hauts-de-France et du Nord, Bertrand Gaume, la commission de concertation pour l’enseignement privé a suivi l’avis de l’État et confirmé le refus de rétablir le contrat d’association rompu en décembre 2023. L’établissement, premier lycée musulman de France métropolitaine à avoir obtenu ce contrat en 2008, devra donc continuer à fonctionner sans prise en charge des salaires enseignants par l’Éducation nationale. L’association gestionnaire et ses avocats ont d’ores et déjà annoncé la poursuite du contentieux.
Le contrat d’association, prévu par le code de l’éducation, permet à un établissement privé de conserver son « caractère propre » tout en voyant ses enseignants rémunérés par l’État et une partie de son fonctionnement aidée. Averroès l’avait obtenu seize ans après son ouverture hors contrat en 2003. L’établissement s’est longtemps distingué par des résultats au baccalauréat très élevés et un taux d’accès au diplôme supérieur à la moyenne académique. Ces performances n’ont jamais éteint les questions posées sur son ancrage idéologique, sa gouvernance et l’origine d’une partie de ses ressources.