De la casse des lycées à 2027 : le calendrier cynique de Jean-Luc Mélenchon

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Jean-Luc Mélenchon ne condamne pas. Il planifie. Dans une note de blog publiée samedi, le chef de file de La France insoumise qualifie la nouvelle journée de mobilisation lycéenne du 6 octobre de « point de départ » qui « ouvre une série à coup sûr ». Le quadruple candidat à la présidentielle appelle ensuite à « s’organiser pour accompagner cette période de mobilisation » et à lui « ouvrir un débouché sur 2027 ». Autrement dit : les établissements fermés, les abords en feu et les milliers d’interpellations ne sont pas un dérapage à stopper. Ce sont, dans sa propre bouche, le premier acte d’une séquence qu’il entend faire durer.

Le calendrier est écrit noir sur blanc. Le 6 octobre n’est qu’une étape. Le 17 octobre, date d’un appel à mobilisation générale lancé sur les réseaux, « est dans les esprits ». Le gouvernement, juge-t-il, « dispose de peu de temps pour imaginer une sortie de crise » et « il est peu crédible de l’en croire capable ». La conclusion tombe aussitôt : mieux vaut accompagner le mouvement que chercher à le calmer. Quand un responsable politique de ce poids parle de « série », de « jonction des forces » et de débouché présidentiel au milieu d’une semaine qui a déjà produit des violences urbaines devant 158 établissements, plus de 5 000 interpellations et des lycées incendiés, le mot instrumentalisation n’est plus une attaque d’adversaire. C’est la lecture la plus fidèle du texte.

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