Marine Le Pen prononce dimanche 13 septembre un discours de rentrée à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), son fief. La prise de parole, d’abord prévue en déambulation, a été transférée en salle en raison de la météo. Elle s’exprime autour de 14 h 30 ou 15 h, après un week-end de travaux à huis clos avec les parlementaires du Rassemblement national au Touquet.
Renaud Labaye, l’un de ses plus proches conseillers et sur le point de renforcer l’équipe de campagne, a indiqué que ce serait « un discours de rentrée politique » et « un discours thématique », ajoutant que « Marine va mettre dans la campagne un nouveau sujet ». Le thème, tenu secret, devrait relever de la sphère sociale. Vendredi soir, sur le réseau X, la candidate avait qualifié le pouvoir d’achat des Français d’« état d’urgence absolue ».
La députée du Pas-de-Calais est créditée de plus de 34 % au premier tour dans les sondages récents, devant Édouard Philippe (Horizons) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise). Elle n’avait pas fait de déclaration publique depuis un débat entre candidats au Medef, fin août.
Le Rassemblement national a exclu un policier municipal membre du parti après la diffusion d’une vidéo le montrant proférer des propos racistes et sexistes.
Jordan Bardella, président du RN, qui fête ses 31 ans dimanche, assiste à la réunion sans prendre la parole. Il a nié ces derniers jours toute tension avec Marine Le Pen, notamment sur des sujets économiques, et a démenti avoir déclaré « c’est elle ou moi » à propos de l’eurodéputée Marion Maréchal.
Samedi, Marine Le Pen a affiché sa préférence pour l’adoption d’un budget, même « imparfait », avant l’élection présidentielle, tout en adressant une liste d’exigences à Sébastien Lecornu pour envisager une non-censure du gouvernement. Le discours de dimanche précède le congrès du parti à Orléans, les 24 et 25 octobre.
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