S’il y a une chose qu’il faut tenir pour absolument certaine, c’est que l’on ne peut en aucun cas, jamais, faire confiance aux instances européennes. Surtout la Commission, ce monstre non élu.
Et en matière de secret des communications, on s’y connaît, à Bruxelles. Regardez par exemple les SMS de la von Der Leyen avec ses potes de Pfizer. Ils sont tellement secrets qu’ils en sont presque devenus inexistants ! Magique, non ? Pourtant, l’une des obsessions les plus féroces du machin européen, c’est de lire vos communications, et de préférences les plus cryptées.
Pour y parvenir, ils ont trouvé un prétexte contre lequel a priori personne ne peut rien trouver à redire : la lutte contre la pédophilie. Sauf que, tout le monde le sait, ce n’est qu’un prétexte. Un prétexte pour exiger que les messageries cryptées mettent en place des portes dérobées dans leur logiciel, afin que vos conversations soient ouvertes aux Big Brothers d’outre-Quiévrain.
Aujourd’hui, seules deux applications de discussion cryptées sont réputées fiables : Signal et Olvid.
Les autres ? WhatsApp, Messenger, iMessage ou Telegram (dans sa version standard) sont déjà des passoires plus ou moins consentantes. Ils ont tous cédé, d’une manière ou d’une autre, aux injonctions des États et des géants du numérique. Mais Signal et Olvid résistent encore. Et c’est précisément pour cela qu’ils sont dans le collimateur.
Le piège du « client-side scanning »
Le projet le plus dangereux s’appelle, dans le jargon bruxellois, le « Chat Control ». Officiellement, il s’agit de scanner automatiquement les messages pour détecter des contenus pédopornographiques. En pratique, cela signifie imposer aux applications un système de surveillance automatique côté client : votre téléphone analyse vos photos, vos vidéos et vos messages avant même qu’ils soient chiffrés. Si l’algorithme – tenu secret, bien sûr – estime qu’il y a un « risque », il alerte les autorités. Et les messageries peuvent continuer de se dire « cryptées de bout en bout », puisque le viol de vos secrets a lieu AVANT le cryptage.
Or, secret de Polichinelle : une fois que vous ouvrez une brèche, même « pour les enfants », celle-ci sera exploitée. Par les polices, par les services de renseignement des gouvernements autoritaires… et demain par n’importe quel hacker ou État voyou qui récupérera la technologie. Mais aussi… par les ordures bruxelloises. Les exemples historiques ne manquent pas : les outils de surveillance créés « contre le terrorisme » après le 11 Septembre ont fini par servir à espionner des journalistes, des opposants politiques et des simples citoyens. Et qui seront les premieres victimes, lorsqu’on appelle « haine » le refus de voir sa fille se faire violer et poignarder par un futur Ingénieur fraichement arrivé sur le territoire ?
En France, où Emmanuel Macron et ses successeurs ont déjà transformé l’État en champion de la surveillance de masse (loi Renseignement, loi « Sécurité Globale », fichiers biométriques généralisés), cette idée européenne nauséabonde sera accueillie avec enthousiasme par Beauvau et la Place Vendôme. On nous vendra comme une « avancée civilisationnelle ». En réalité, c’est une régression liberticide majeure.
Pourquoi Signal et Olvid sont menacés
Signal, financé à l’origine par des dons et par des figures comme Brian Acton (co-fondateur de WhatsApp), a longtemps été considéré comme le gold standard. Mais même lui subit des pressions croissantes. Quant à Olvid, application française et open-source, elle va encore plus loin en ne collectant aucune métadonnée et en refusant tout compromis avec les États. C’est probablement pour cette raison qu’elle est si peu mise en avant par les médias mainstream.
Les eurocrates ne supportent pas l’idée qu’il existe encore des outils qu’ils ne peuvent pas ouvrir d’un claquement de doigts. Leur rêve ? Un monde où chaque citoyen est transparent, traçable, prévisible. Un monde de contrôle total, justifié par une succession de « bonnes causes » : pédophilie aujourd’hui, « haine en ligne » demain, « désinformation » après-demain, et finalement toute forme de dissidence.
La vraie solution : la souveraineté numérique
Face à cette offensive, les solutions individuelles (utiliser Signal ou Olvid, activer le chiffrement partout où c’est possible, refuser les mises à jour suspectes) ne suffisent plus. Il faut une réponse politique.
La France, si elle était dirigée par des patriotes, devrait interdire purement et simplement toute obligation de porte dérobée sur son territoire et promouvoir des solutions européennes réellement indépendantes.
Car le chiffrement n’est pas un luxe de paranoïaque. C’est un pilier de la liberté d’expression, de la vie privée et de la démocratie. Sans lui, plus de lanceurs d’alerte, plus de journalistes d’investigation, plus de conversations intimes à l’abri des curieux. Juste une immense prison numérique où Big Brother – qu’il soit à Bruxelles, à Washington ou à Pékin – lit tout, sait tout, anticipe tout.
Les eurocrates qui poussent ce projet savent parfaitement ce qu’ils font. Ils ne défendent pas les enfants. Ils défendent leur pouvoir. Et ils sont prêts, une fois de plus, à sacrifier nos libertés fondamentales sur l’autel de leur idéologie supranationale.
Il est temps que les peuples se réveillent avant qu’il ne soit trop tard. Le secret des correspondances n’est pas négociable. C’est un droit naturel, pas une faveur que l’on mendie à Ursula von der Leyen.
Si vous avez lu cet article, c'est que vous savez que l'Union européenne est, qu'on le veuille ou non, au centre de bien des problématiques. C'est pourquoi nous traitons souvent ce qui se passe à Bruxelles... Cet article est accessible à tous. Mais Le Journal des Français réserve aussi quelques articles à ses abonnés. Parce que c'est comme ça que notre journal libre peut continuer d'exister. Avec un abonnement, vous pouvez lire et commenter tous les articles.
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