Bruno Retailleau veut supprimer le droit du sol

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Dans un entretien accordé à Valeurs Actuelles, Bruno Retailleau, patron des Républicains et candidat déclaré à la présidentielle de 2027, a franchi un cap important. Le sénateur de Vendée propose ni plus ni moins que la suppression du droit du sol en France, estimant que l’assimilation « ne fonctionne plus ».

Pour le candidat LR, l’attribution automatique de la nationalité française à toute personne née sur le sol national n’a plus de sens lorsque l’intégration fait défaut. « La contrepartie de l’attribution de la nationalité, c’est l’assimilation », rappelle-t-il. Une assimilation qui, selon lui, a été abandonnée depuis des décennies au profit d’un multiculturalisme de fait.

Regroupement familial drastiquement réduit, aides sociales conditionnées

Bruno Retailleau ne s’arrête pas là. Il promet de « réduire drastiquement » le regroupement familial et de mettre fin aux aides sociales automatiques pour les étrangers nouvellement arrivés. Concrètement : il faudra cinq ans de présence légale et de travail effectif pour pouvoir bénéficier des prestations sociales. Une mesure de bon sens qui vise à stopper l’appel d’air migratoire et à réserver les ressources de la solidarité nationale aux Français.

L’ancien ministre de l’Intérieur entend également positionner la France au sein de la « coalition des États » favorables à la fermeté migratoire, aux côtés de l’Italie de Giorgia Meloni. Il souhaite batailler au niveau européen pour que les visas soient strictement territorialisés : un visa délivré par un pays ne vaudrait que pour ce pays.

« L’avenir de l’Afrique n’est pas en Europe »

Dans des termes particulièrement clairs, Bruno Retailleau déclare que « l’avenir de l’Afrique n’est pas en Europe, mais sur le continent africain ». Il refuse que le changement climatique serve de « prétexte à un changement de civilisation » en Europe. Un discours de vérité qui contraste avec l’angélisme ambiant et les injonctions culpabilisatrices des progressistes.

Loin de toute posture anti-RN, le candidat LR assume une ligne de respect envers les électeurs du Rassemblement National : « Je ne me lève pas tous les matins en me demandant comment je vais pouvoir critiquer Marine Le Pen ou Jordan Bardella. » Il se dit prêt, s’il est élu, à voir les députés RN soutenir ses textes sur l’immigration et la justice, car ces mesures de fermeté correspondent à la demande d’une « immense majorité de Français ».

Une droite qui veut redevenir crédible

Cette intervention marque une évolution notable pour Les Républicains. Après des années de positionnements tièdes ou contradictoires, Bruno Retailleau tente de réoccuper le terrain de la souveraineté nationale et du contrôle des frontières. Reste à savoir si cette ligne claire sera suffisante face à la concurrence du Rassemblement National, qui a déjà fait de l’immigration son combat principal depuis des années, et d’un centre macroniste en perte de vitesse.

Une chose est certaine : les Français, exaspérés par l’insécurité, les zones de non-droit et le coût exorbitant de l’immigration de masse, attendent des actes concrets. Suppression du droit du sol, fin de l’automaticité des aides, réduction drastique du regroupement familial et réaffirmation de l’assimilation : ce programme va dans le bon sens. Il reste désormais à le défendre sans faiblir face aux inévitables accusations de « xénophobie » venues de la gauche et des médias bien-pensants.

La bataille pour 2027 est lancée. La droite républicaine semble enfin comprendre qu’elle ne pourra reconquérir le pouvoir qu’en parlant vrai sur l’immigration et l’identité française. À suivre.

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