« Le Suicide français » adapté en documentaire TV choc

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Alors que la France continue de s’enfoncer dans une crise identitaire, culturelle et économique profonde, Éric Zemmour, président de Reconquête !, revient avec force sur les écrans pour dénoncer les racines de ce qu’il nomme depuis plus de dix ans « le Suicide français ».

L’adaptation en quatre épisodes de son best-seller éponyme de 2014 (plus de 500.000 exemplaires vendus, réédité chez Fayard) sera diffusée les mardis 23 et 30 juin à 20h55 sur Planète+. Une diffusion qui ne laissera personne indifférent dans un pays toujours dirigé par la même oligarchie macronienne et confronté à une immigration de masse incontrôlée, à la désindustrialisation et à l’effondrement des valeurs traditionnelles.

Un récit incarné et sans concession

Dès les premières images, le ton est donné : l’annonce par Georges Pompidou de la mort du général de Gaulle et la célèbre formule « La France est veuve ». À partir de cette onde de choc, Éric Zemmour rembobine et déroule cinquante années d’histoire française. Il y décrypte, archives à l’appui, les tournants successifs qui ont mené le pays au bord du gouffre :

  • L’instauration du divorce par consentement mutuel
  • La chute de la natalité
  • La perte de souveraineté nationale
  • Le regroupement familial
  • La désindustrialisation accélérée
  • Les premières émeutes de banlieue
  • L’émergence du « pouvoir gay », du rap et des radios « libres »

Zemmour n’est pas seulement narrateur : il apparaît physiquement à l’image, déambulant dans Paris, revisitant les lieux et les événements avec un regard assumé. Loin d’un documentaire « neutre », il livre une lecture personnelle et combative de l’Histoire, assumant pleinement son rôle : « Ce n’est pas un travail neutre, au sens traditionnel. C’est un regard. Et ce regard, je le porte. »

Le réalisateur Sébastien Leroy signe une réalisation soignée, alternant archives d’époque, frise chronologique en bas d’écran et extraits culturels emblématiques : Les Divorcés de Michel Delpech, la série Hélène et les garçons (accusée de féminiser la jeunesse masculine), ou encore le film Dupont Lajoie (1975), perçu comme une entreprise de dénigrement du peuple français. L’ensemble dégage une atmosphère à la fois nostalgique et anxiogène, parfois proche du thriller politique.

« Écrire pour alerter, aujourd’hui mobiliser »

Interrogé sur ce choix de format alors qu’il est pleinement engagé en politique, Zemmour répond sans détour : « En 2014, j’écrivais pour alerter. Désormais je veux mobiliser. » Il se définit avant tout comme un écrivain et un homme d’idées qui utilise désormais l’image avec la même intention : intervenir dans le débat public.

Le projet a nécessité plus d’un an d’écriture, de tournage et de montage. Zemmour souligne l’importance des archives télévisuelles, lui qui a grandi dans les années 1960 avec l’ORTF et ses grandes émissions historiques.

Parallèlement à la diffusion, Fayard propose une nouvelle édition actualisée du livre. Une version traduite en anglais doit également sortir prochainement aux États-Unis. Zemmour s’est récemment rendu à Washington et New York pour la présenter, constatant un réel intérêt éditorial outre-Atlantique et des convergences idéologiques avec certains courants conservateurs américains (notamment sur l’immigration et la lutte contre le wokisme).

Le Suicide français – 4 épisodes de 52 minutes – les 23 et 30 juin sur Planète+, également disponible sur l’application Canal+.

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