Gabriel Attal, qui a officialisé vendredi sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, a évoqué dimanche sur Brut la possibilité d’organiser une primaire au sein de l’espace macroniste et du centre début 2027.
« Si début 2027 il y a un risque de deuxième tour LFI/RN, où l’espace politique sur lequel je suis ne peut pas être représenté parce qu’il y a une dispersion des voix, évidemment qu’il faudra un rassemblement », a déclaré l’ancien Premier ministre.
Il a précisé que ce rassemblement pourrait prendre plusieurs formes : « des désistements » ou « une primaire à ce moment-là pour décider qui sera le représentant de cet espace ». « Ça ce n’est pas encore décidé », a-t-il ajouté.
Fédérer la fausse droite
Secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal a indiqué avoir initié un « comité de liaison » avec Horizons (le parti d’Édouard Philippe) et le MoDem afin de fédérer l’espace du centre et du centre-droit.
Cette proposition intervient alors qu’Édouard Philippe, candidat déclaré depuis septembre 2024, s’est toujours montré hostile à l’organisation d’une primaire. Ce dernier estime qu’un tel mécanisme n’est pas nécessaire et pourrait fragiliser le camp central.
Gabriel Attal, âgé de 37 ans, s’inscrit ainsi en concurrence directe avec l’ancien Premier ministre sur le créneau macroniste. Son entrée en campagne officialisée vendredi accélère la recomposition à l’intérieur du bloc central, déjà marqué par des ambitions personnelles multiples.
Un contexte de dispersion des candidatures
Plusieurs figures du centre et du centre-droit se positionnent ou s’apprêtent à le faire en vue de 2027 : Édouard Philippe, Gabriel Attal, mais aussi potentiellement d’autres responsables comme Gérald Darmanin ou des élus Horizons et MoDem.
Attal insiste sur la nécessité d’éviter une trop grande fragmentation des voix au premier tour, qui pourrait aboutir à un second tour entre La France Insoumise et le Rassemblement National, privant ainsi le centre de toute représentation.
Pour l’heure, aucune décision formelle n’a été prise sur l’organisation d’une telle primaire. L’ancien chef du gouvernement a toutefois souligné que « l’important, c’est que les partis se parlent ».
Cette proposition intervient à un peu plus d’un an du scrutin présidentiel, dans un paysage politique français toujours très fragmenté depuis les législatives de 2024.
L'élection présidentielle s'annonce très disputée et les enjeux qu'elle porte seront vitaux pour la France. C'est pour cette raison que Le Journal des Français suit la Présidentielle depuis les premiers remous, plusieurs années avant l'élection, jusqu'au soir du deuxième tour, lorsqu'un visage s'affichera sur les écrans. Vous avez pu lire cet article parce que la majorité de nos articles sont gratuits. Mais votre soutien concret à notre travail n'en est pas moins nécessaire.
Si vous pensez que nous faisons un bon travail sur l'Élection présidentielle, choisissez dès maintenant un abonnement. C'est ainsi que vous prendrez votre part au combat de la presse libre et indépendante de toute pression.
5€/mois — petits revenus
7€/mois
RecommandéAccès abonnés :
- ✓Lecture de tous nos contenus réservés aux abonnés
- ✓Possibilité de commenter tous nos articles
- ✓Gestion de votre abonnement en un clic


