Salafisme en France : un insupportable prédicateur de nouveau invité près de Lyon

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La commune de Meyzieu, en banlieue est de Lyon, est de nouveau au cœur d’une vive polémique. Le maire, Issam Benzeghiba (DVC), s’apprête à interdire la tenue du salon « Aux Sources », qui doit accueillir le prédicateur Vincent Souleymane, figure connue de la mouvance salafo-frériste.

L’an dernier, l’ancien maire Christophe Quiniou (DVD) avait déjà pris un arrêté d’interdiction. Le salon avait pu se tenir après un recours victorieux des organisateurs devant le tribunal administratif. Cette année, le nouvel édile travaille avec la préfecture du Rhône pour rédiger un texte plus solide, susceptible de résister à un éventuel recours.

Un prédicateur sous surveillance

Vincent Souleymane est « connu » des services de l’État pour ses propos jugés haineux. Ses conférences ont régulièrement été interdites pour risque de « troubles à l’ordre public ».

Il est également considéré comme un disciple du cheikh Dedew, figure influente au sein des Frères musulmans, basé au Qatar. Ce dernier avait qualifié l’attentat contre Charlie Hebdo de « mérité » et aurait été en contact avec l’un des terroristes ayant assassiné le Père Hamel, selon des éléments rapportés par Marianne.

Le maire de Meyzieu justifie son arrêté par les risques de trouble à l’ordre public et les propos potentiellement contraires aux valeurs républicaines. La préfecture évalue actuellement la situation.

Une présence récurrente qui exaspère

Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte où la France doit faire face, année après année, à la présence répétée de prédicateurs rigoristes sur son sol. Malgré les lois contre le séparatisme et l’entrisme islamiste, ces figures continuent de circuler, d’être invitées dans des salons ou des librairies, et de diffuser un islam incompatible avec les valeurs républicaines.

Les habitants, les élus locaux et une grande partie de l’opinion publique en ont assez. Assez de devoir mobiliser police, justice et services de renseignement pour empêcher des événements qui n’auraient jamais dû être autorisés. Assez de voir des tribunaux administratifs parfois annuler des interdictions légitimes. Assez de cette impression permanente que la République doit sans cesse se défendre contre des idéologies qu’elle a laissé s’installer.

Vincent Souleymane n’est pas un cas isolé. Il incarne une mouvance salafo-frériste qui prospère dans certains quartiers, profitant des failles du système, des financements opaques et d’une tolérance excessive au nom de la liberté religieuse. Une liberté qui, pour beaucoup de Français, ne devrait pas inclure le droit de prêcher la haine, le rejet de la France et la supériorité d’une loi religieuse sur la loi commune.

La décision du maire de Meyzieu est donc légitime. Mais elle révèle surtout l’échec collectif : celui d’une politique de contrôle des financements étrangers insuffisante et d’une naïveté coupable face à l’islam politique. La France ne devrait plus avoir à « gérer » ces prêcheurs. Elle devrait simplement les empêcher d’agir sur son territoire.

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