L’eurodéputée Rima Hassan, membre de La France insoumise, a été placée en garde à vue ce jeudi dans les locaux de la police judiciaire à Paris. Elle est entendue dans le cadre d’une enquête pour « apologie du terrorisme », à la suite d’un message publié sur le réseau social X (ex-Twitter) le 26 mars, depuis supprimé.
La procédure est conduite par le pôle de lutte contre la haine en ligne du parquet de Paris. Les enquêteurs doivent déterminer si les propos tenus dans ce message relèvent de l’infraction pénale d’apologie du terrorisme, telle que définie par le code pénal.
Une citation au cœur des accusations
Le tweet en cause faisait référence à Kōzō Okamoto, ancien membre de l’Armée rouge japonaise. Cet homme a été condamné à la prison à perpétuité pour sa participation à l’attaque de l’aéroport de Lod, en Israël, en 1972, qui avait causé la mort de 26 personnes. Cet attentat est qualifié d’acte terroriste.
Dans son message, l’eurodéputée reprenait une citation attribuée à Okamoto évoquant la « résistance » comme un « devoir » en cas d’oppression. Selon le signalement effectué auprès de la justice, cette référence aurait été utilisée sans distanciation ni condamnation explicite de l’auteur de l’attentat.
Un signalement à l’origine de l’enquête
L’ouverture de l’enquête fait suite à un signalement transmis au parquet par Matthias Renault, député Rassemblement national de la Somme. Celui-ci a estimé que les termes employés dans le message pouvaient constituer une forme de justification d’un acte terroriste ou de son auteur.
Dans un courrier adressé à la procureure de Paris, il souligne que la publication associerait une figure impliquée dans un attentat à une justification normative de la violence, présentée comme légitime dans certaines circonstances.
⚖️ Je saisis la Procureure de la République pour apologie du terrorisme.
— Matthias RENAULT (@MatthiasRN) March 27, 2026
Il ne faut plus laisser passer.#RimaHassan https://t.co/NdqmYqNnto pic.twitter.com/DuE6luFI0b
Une nouvelle procédure après une relaxe récente
Cette garde à vue intervient quelques semaines après une précédente affaire judiciaire concernant Rima Hassan. Début mars, elle avait comparu devant le tribunal de Strasbourg pour des faits d’injure publique, avant d’être relaxée.
L’enquête en cours vise désormais à établir si les éléments constitutifs de l’infraction d’apologie du terrorisme sont réunis, notamment l’intention, le contexte de diffusion et la portée des propos.
L’audition en garde à vue doit permettre aux enquêteurs de confronter l’eurodéputée aux faits et de recueillir ses explications sur le sens et la portée de sa publication.
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