L’UEFA condamne Jeanne d’Arc : la France sommée d’avoir honte d’une sainte !

Illustration : LeJDF

Il faudra désormais prévenir : célébrer Jeanne d’Arc dans un stade européen peut coûter cher. Très cher même. Le LOSC vient d’en faire l’expérience, condamné à une amende de 82.750 euros après le déploiement d’un tifo représentant la Pucelle d’Orléans, épée à la main, entourée de slogans de soutien à l’équipe lilloise.

Le motif ? Un message jugé « problématique », potentiellement « incitatif à la haine ». Rien de moins.

On relit deux fois, trois fois, pour être certain de ne pas mal comprendre. Jeanne d’Arc, figure majeure de l’histoire de France, symbole de courage, de résistance et de foi, deviendrait donc, en 2026, un vecteur de haine aux yeux des instances européennes du football.

Une lecture idéologique délirante

Que contenait ce tifo ? Des phrases simples : « French never dies », « Jeanne lève son épée et Lille continue de se battre », « Fiers. Forts. Féroces ». Autrement dit, l’expression classique d’un soutien sportif, teinté d’imaginaire historique. Rien que de très banal dans l’univers des tribunes.

Mais il semble que cela suffise désormais à déclencher l’alerte idéologique.

Car derrière cette décision, c’est une logique bien connue qui s’impose : toute référence à une figure historique nationale, toute évocation de combat, toute exaltation d’une identité collective devient suspecte. Le soupçon remplace le bon sens. L’interprétation remplace la réalité.

Et l’UEFA, au lieu de se limiter à son rôle sportif, se transforme en arbitre moral.

Le sport sous tutelle morale

Bien sûr, l’amende ne repose pas uniquement sur ce tifo. L’UEFA évoque également des problèmes d’organisation, des jets d’objets, des feux d’artifice. Soit. Mais c’est bien l’affaire Jeanne d’Arc qui concentre l’attention, tant elle révèle une dérive plus profonde.

Car enfin, que restera-t-il demain dans les tribunes si chaque symbole est passé au crible d’une lecture politique ? Faudra-t-il renoncer à toute référence historique ? Évacuer toute identité ? Réduire les tifos à des motifs neutres, aseptisés, interchangeables ?

À ce rythme, même un drapeau pourrait devenir problématique.

Une fracture entre les peuples et les institutions

Ce qui choque, au fond, ce n’est pas seulement la décision. C’est ce qu’elle dit d’un fossé grandissant. D’un côté, des supporters qui expriment, parfois maladroitement, mais sincèrement, leur attachement à une histoire, à une culture, à un imaginaire collectif. De l’autre, des institutions qui ne voient plus dans ces expressions que des risques, des dérives, des dangers.

Jeanne d’Arc, héroïne nationale, réduite à un “problème”. Le symbole est brutal.

Et il dit quelque chose d’une époque où l’on ne sait plus très bien si l’on a encore le droit d’être fier de ce que l’on est.

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