Surprise : la foi chrétienne retrouve de la vigueur en Île-de-France !

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Dans un pays souvent décrit comme post-religieux, deux projets paroissiaux en Seine-et-Marne viennent rappeler une réalité que certains médias mainstream n’osent plus énoncer clairement : la foi chrétienne n’a pas disparu, elle se réinvente là où la population croît le plus.

À Chelles, une nouvelle église dédiée à sainte Bathilde est en train de s’élever, remplaçant une modeste chapelle devenue trop étroite. Elle pourra accueillir près de 650 fidèles et s’inscrit dans une histoire locale riche, intégrant des pierres de l’ancienne abbaye royale mérovingienne.

À une trentaine de kilomètres de là, à Serris, le diocèse de Meaux lance aussi un vaste chantier pour ériger l’église Saint-Colomban, capable de recevoir jusqu’à 900 personnes. Ce projet s’articule avec un centre culturel et une école catholique, signe d’une dynamique éducative autant que religieuse.

Une vitalité religieuse insoupçonnée

Ce qui frappe dans ces initiatives, c’est le contraste avec le discours dominant sur le déclin inexorable de la pratique religieuse en France. Dans ce département jeune et en forte croissance, l’Église constate plutôt une « vitalité spectaculaire ». Les chiffres cités par le diocèse parlent d’eux-mêmes : des centaines de baptêmes, des adultes revenant vers la foi, et un nombre de séminaristes qui a doublé en dix ans.

L’évêque auxiliaire de Meaux souligne que ces tendances ne sont pas isolées à la Seine-et-Marne mais se retrouvent dans l’ensemble de l’Île-de-France, une région pourtant marquée par la sécularisation. Cette résurgence spirituelle se manifeste par une présence accrue de jeunes, très fervents et engagés, qui n’ont aucun complexe à affirmer leurs convictions dans l’espace public.

Une réponse aux attentes profondes

Selon les acteurs locaux, ces nouvelles églises ne se conçoivent pas seulement comme des lieux de liturgie dominicale. À Chelles, par exemple, le futur sanctuaire de sainte Bathilde entend devenir un lieu d’accompagnement pour ceux qui cherchent à se libérer de leurs dépendances, qu’il s’agisse d’addictions classiques ou des « esclavages contemporains » du travail et de la consommation.

Cette approche sociale et spirituelle dépasse largement le simple cadre paroissial. Les salles paroissiales déjà actives accueillent des distributions alimentaires, des rencontres de solidarité, des actions de soutien pour des familles en difficulté — souvent pour des personnes qui ne se définissent pas comme croyantes mais qui trouvent là un espace de soutien communautaire.

Un enjeu financier et culturel

Bien sûr, de tels projets demandent des moyens importants. Chaque chantier représente un investissement de 14 à 15 millions d’euros, financés par les Chantiers du Cardinal, des dons, des legs et des emprunts. Pour les catholiques engagés, ces constructions sont plus qu’un simple outil pastoral : elles incarnent l’affirmation que la foi n’est pas morte en France, ni en Europe.

En un moment où la société française débat intensément de ses racines, de son identité et de son avenir, l’ouverture prochaine de ces deux églises illustre la permanence d’une tradition spirituelle qui continue de rassembler, d’accompagner et de donner du sens à des vies en quête de repères.

Ces constructions témoignent d’un phénomène que l’on peut qualifier de discret mais réel : la renaissance d’une présence chrétienne active au cœur des territoires en mutation.

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