Le 25 juin 2025, un groupe de députés écologistes et de gauche a déposé à l’Assemblée nationale un amendement aussi inquiétant qu’éclairant : il demande aux médias publics de « réfléchir » à la place donnée aux faits divers dans le traitement de l’actualité. En langage clair : moins de faits divers, plus de propagande idéologique.
Le prétexte ? Ces récits dérangent. Ils montreraient, à les entendre, une « panique morale » instrumentalisée par l’extrême droite. Les noms de Lola, Thomas, ou Philippe, trop associés à des visages, à des drames, à des agresseurs qu’on aimerait invisibles, doivent disparaître sous le tapis de la décence républicaine. On en viendrait presque à croire que le problème n’est pas le crime, mais celui qui ose en parler.
« Francocide », « ensauvagement » : les mots qu’ils veulent effacer
Pour les signataires de cet amendement, les termes comme “francocide” ou “ensauvagement” ne seraient pas le reflet d’une réalité tangible, mais des constructions lexicales pernicieuses nées dans l’esprit fiévreux d’Éric Zemmour ou des “radicaux de droite”.
Et tant pis si ces mots, justement, sont les seuls qui donnent un nom à ce que vivent des milliers de Français, chaque jour. Car la souffrance réelle n’a pas sa place dans l’agenda idéologique de ces élus, qui préfèrent l’euphémisme au témoignage, et la sociologie de salon à la voix des parents endeuillés.
Une police de la parole pour les médias publics
Plus grave encore : l’amendement ne se contente pas de critiquer. Il veut orienter. Il exige des rédactions du service public qu’elles « réfléchissent » à leur traitement de l’actualité. Traduction : qu’elles se conforment à la grille de lecture du camp du Bien.
C’est la naissance d’un journalisme sous surveillance, où la ligne éditoriale ne se définit plus selon la réalité mais selon la sensibilité des élus verts et rouges. Et tant pis si les chaînes privées comme CNews, ou des titres comme Valeurs Actuelles, deviennent les seuls refuges d’un réel interdit : la gauche préfère une nation aveugle à une opinion lucide.
Ce que cet amendement dit vraiment
Il ne s’agit pas d’un débat sémantique. Ce texte marque une tentative assumée d’imposer une censure politique, sous couvert d’éthique journalistique. En s’attaquant à la couverture des faits divers, on cherche à anesthésier le pays, à dissimuler les fractures, à désarmer les consciences.
Les faits divers n’ont jamais été « neutres ». Ils sont la chronique brute de notre temps. Et si certains y voient une confirmation d’un échec migratoire, sécuritaire, civilisationnel, c’est peut-être parce que la réalité y pousse.
Le réel finira toujours par refaire surface
Ce que la gauche veut faire taire aujourd’hui, les électeurs le crieront demain dans les urnes. On peut censurer des mots. Pas les larmes d’un père. Pas la peur d’un enfant. Pas le silence glacé des couloirs d’un hôpital après un meurtre de trop.
Et pendant que les idéologues trient les mots à autoriser, la France, elle, continue de compter ses morts.
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