L’Union européenne vient d’annoncer que WhatsApp entrait officiellement dans la catégorie des « très grandes plateformes en ligne ». Une qualification technique, en apparence anodine, mais qui entraîne une avalanche d’obligations nouvelles au nom du Digital Services Act. Officiellement, il s’agit de mieux protéger les utilisateurs. Officieusement, Bruxelles s’offre un droit de regard inédit sur ce qui circule, se dit et s’échange sur l’une des messageries les plus utilisées du continent.
Une régulation qui ne dit pas son nom
Dans la novlangue européenne, on ne parle jamais de contrôle, encore moins de censure. On évoque la « modération », la « lutte contre les contenus illicites », la « protection de la démocratie » ou la « prévention des manipulations électorales ». Des mots qui se veulent rassurants, presque généreux, mais qui ont amenés à l’annulation du premier tour de l’élection présidentielle en Roumanie ! Rien de moins !