Selon des données issues du renseignement territorial et révélées par Europe 1, une large majorité des affrontements violents entre groupes militants radicaux recensés en France en 2025 seraient imputables à des militants d’ultra-gauche. Ces chiffres mettent en lumière une progression notable des violences politiques au cours de l’année écoulée.
Une hausse marquée des affrontements
Les services du renseignement territorial ont recensé 74 rixes entre groupuscules radicaux en 2025. Ce total représente une augmentation de 42 % par rapport à l’année précédente.
Parmi ces affrontements, 52 auraient été déclenchés par des militants d’ultra-gauche, soit environ 70 % des cas recensés. Ces données contredisent l’argument souvent avancé par certains militants ou responsables politiques selon lequel les groupes antifascistes interviendraient essentiellement dans une logique d’autodéfense face aux organisations d’extrême droite.
Les affrontements se produisent généralement lors de manifestations, de rassemblements militants ou dans des contextes où plusieurs mouvances radicales se retrouvent en confrontation directe.
Une tendance qui se confirme en 2026
Les premières données disponibles pour l’année 2026 semblent prolonger cette dynamique. Depuis le début de l’année, sept rixes entre groupes militants ont été recensées par les services de renseignement.
Six d’entre elles auraient été des agressions menées par des militants antifas contre des militants nationalistes. Bien que ces chiffres restent provisoires, ils confirment la persistance d’un climat de tension entre différentes mouvances politiques radicales.
Des villes particulièrement concernées
Certaines villes françaises apparaissent plus touchées que d’autres par ces violences. Les services de renseignement évoquent notamment Nantes, Rennes et Strasbourg.
Ces villes sont considérées comme des lieux d’implantation historiques ou importants pour certains collectifs d’extrême gauche. La présence simultanée de groupes militants antagonistes y favorise régulièrement des confrontations directes.
Les affrontements peuvent prendre différentes formes : agressions ciblées, affrontements de rue ou attaques contre des locaux et commerces identifiés comme appartenant à des adversaires politiques.
Le débat sur la réponse des autorités
La question de la réponse des pouvoirs publics fait l’objet de débats récurrents. Frédéric Lauze, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale, estime que l’attention des autorités a longtemps été concentrée sur les groupes d’ultra-droite.
Selon lui, cette focalisation se reflète dans les dissolutions prononcées ces dernières années. Depuis 2017, 20 organisations d’ultra-droite ont été dissoutes par les autorités françaises, contre seulement 5 groupes d’ultra-gauche.
Pour Frédéric Lauze, cette différence ne refléterait pas nécessairement la réalité actuelle des violences politiques.
Des organisations structurées différemment
Les spécialistes expliquent en partie cette différence par la structure des organisations concernées. Les groupes d’ultra-droite sont souvent plus hiérarchisés et disposent d’une organisation verticale plus identifiable.
Cette structuration les rend plus visibles pour les services de l’État et facilite les procédures administratives menant à leur dissolution.
À l’inverse, les collectifs d’ultra-gauche fonctionnent souvent selon des structures informelles ou horizontales, sans direction clairement identifiable. Cette organisation rend leur identification plus complexe pour les autorités.
Une affaire récente qui a marqué l’opinion
Au début du mois de février 2026, le lynchage mortel d’un militant nationaliste de 23 ans, Quentin Deranque, à Lyon, a profondément marqué l’actualité. Le jeune homme est décédé après avoir été violemment frappé par plusieurs individus.
Treize personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête. Certaines d’entre elles seraient liées à des groupes antifas.
L’affaire a suscité une vive émotion et relancé le débat sur les violences politiques et les affrontements entre mouvances radicales en France.
La multiplication de ces incidents témoigne d’un climat de confrontation de plus en plus tendu entre groupes militants antagonistes, un phénomène qui continue de mobiliser l’attention des autorités et des services de sécurité.
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