Un ouvrage islamique prônant la violence retiré de la vente… après le scandale

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La disparition discrète du livre islamique Péchés et Guérison des catalogues de la FNAC et d’Amazon ne doit rien au hasard. Si l’ouvrage n’est plus disponible, ce n’est pas en raison d’un malentendu, d’une polémique artificielle ou d’une querelle idéologique. Il a été retiré parce que son contenu est, noir sur blanc, une apologie assumée de la violence et du meurtre.

Des appels explicites à tuer, sans ambiguïté

Ce livre ne se contente pas de développer une morale rigoriste ou une vision conservatrice du monde. Il va beaucoup plus loin. Il appelle explicitement à la mise à mort de catégories entières de personnes. Les homosexuels y sont désignés comme devant être exécutés, par précipitation du haut d’un édifice suivie de lapidation. Les apostats sont présentés comme pouvant être tués sans procès. Les non-musulmans, juifs et chrétiens compris, y sont décrits comme des ennemis légitimes.

Il ne s’agit pas d’interprétations malveillantes ou de citations sorties de leur contexte. Les phrases sont claires, directes, dénuées de toute ambiguïté. Ce texte justifie la violence physique, la peine de mort privée, l’exécution au nom d’un dogme religieux.

Une négation totale des lois françaises

En France, l’appel au meurtre constitue un crime pénal. Le fait de légitimer la violence contre des groupes identifiables est interdit. Peu importe qu’il s’agisse d’un texte ancien ou d’une référence théologique : aucune tradition religieuse ne bénéficie d’une immunité pénale.

Vendre un tel ouvrage, sans avertissement, sans contextualisation critique, dans une grande enseigne culturelle, revient à banaliser des propos qui violent frontalement les principes les plus élémentaires de l’État de droit. La liberté d’expression n’inclut pas le droit de promouvoir l’homicide.

Une diffusion longtemps tolérée

Le plus inquiétant reste peut-être la durée pendant laquelle ce livre a circulé sans provoquer de réaction. Il était disponible en magasin, en ligne, et même éligible au pass Culture, c’est-à-dire financé indirectement par l’argent public. Autrement dit, l’État a contribué à rendre accessible un texte appelant à tuer.

Ce n’est qu’après l’alerte lancée par plusieurs personnalités et la mobilisation de responsables politiques que les plateformes ont retiré l’ouvrage, sans explication publique, comme si l’on espérait que l’affaire s’éteigne d’elle-même.

La fausse excuse du « texte religieux »

Certains invoquent le caractère ancien ou religieux du livre pour relativiser sa gravité. Cet argument ne tient pas. La République n’a jamais reconnu le droit de diffuser librement des appels à la violence sous prétexte qu’ils seraient sacrés. Sinon, plus aucun cadre légal ne tiendrait.

Un texte qui explique comment tuer, qui désigne des cibles, qui légitime l’élimination physique d’êtres humains, n’est pas un simple livre spirituel. C’est un objet idéologique dangereux, incompatible avec la coexistence pacifique et les lois françaises.

Une question politique qui reste entière

Le retrait tardif de ce livre ne règle rien sur le fond. D’autres ouvrages du même registre restent disponibles, parfois financés par des dispositifs publics. La question n’est donc pas seulement celle d’un titre précis, mais celle de la complaisance culturelle face à des textes qui normalisent la violence.

À partir de quel moment l’État accepte-t-il de dire clairement que l’appel au meurtre, même enveloppé de références religieuses, n’a pas sa place dans l’espace public ?

La République ne peut pas tolérer, au nom d’une fausse neutralité culturelle, que l’on vende des livres qui expliquent pourquoi certains Français devraient mourir.



Le Journal des Francais