Samedi soir, à Berlin, une fourgonnette blanche a foncé dans la foule de la Gay Pride, près de la porte de Brandebourg. Une femme est morte. Vingt-neuf personnes ont été blessées, certaines grièvement. Le conducteur, Abdul Ballout, 21 ans, s’est extrait du véhicule, a brandi un couteau, puis a pris la fuite. Dimanche, les forces de l’ordre l’ont abattu.
Ce n’est pas un « fait divers ». Ce n’est pas un « acte isolé ». Ce n’est pas non plus, comme certains s’empressent déjà de le suggérer, un simple « problème de santé mentale ». C’est un attentat islamiste. Le ministère de l’Intérieur allemand l’a dit clairement. Le chancelier Friedrich Merz l’a qualifié d’abominable. Et le profil du tueur le confirme sans ambiguïté.
Abdul Ballout, citoyen allemand d’origine libanaise, était connu des services. Condamné pour « préparation d’un acte de violence grave mettant en danger la sécurité de l’État ». Libéré d’un centre pour mineurs en mai. Passé par le Liban en 2025 où il avait tenté de rejoindre l’État islamique. Déjà condamné pour coups et blessures graves et extorsion. Un radical, un récidiviste, un candidat au djihad… et libre. Comme tant d’autres avant lui.
On connaît la chanson. En France, en Allemagne, en Belgique, en Suède, le même scénario se répète. Un individu radicalisé, fichu, parfois déjà condamné, circule librement jusqu’au jour où il décide de passer à l’acte. Les autorités découvrent alors, avec une surprise feinte, qu’il appartenait à la « mouvance islamiste ». Puis viennent les communiqués d’indignation, les drapeaux en berne, les appels à « l’unité nationale » et… rien. Ou presque.
À Berlin, le maire Kai Wegner a dénoncé « une attaque contre notre société libre et ouverte ». Le ministre de l’Intérieur a parlé d’acte « lâche et odieux ». Ces mots sonnent creux. Car cette « société libre et ouverte » est précisément celle qui a accueilli, toléré, parfois même protégé, des hommes comme Ballout. Celle qui a refusé de voir que l’islam, dans sa version politique et littérale, n’accepte ni l’homosexualité, ni l’égalité des sexes, ni la liberté de conscience. Celle qui a transformé des quartiers entiers en zones de non-droit où les lieux LGBT sont régulièrement attaqués, comme ce café de Neukölln dont le patron a déposé 45 plaintes en six mois… plaintes souvent classées sans suite.
Le paradoxe est cruel. La Gay Pride de Berlin, l’une des plus importantes d’Europe, se veut le symbole d’une tolérance absolue. Son slogan cette année était « Haltung ist hot » – « affirmer des principes est sexy ». Ces « principes » incluent le droit de vivre librement son orientation sexuelle. Mais ils se heurtent de plein fouet à une idéologie religieuse qui, depuis quatorze siècles, considère l’homosexualité comme un crime digne de la mort. L’islam n’a jamais évolué sur ce point. Les enquêtes d’opinion dans les communautés musulmanes européennes le confirment année après année. Pourtant, les élites continuent de faire comme si le problème n’existait pas, ou comme s’il se limitait à une frange extrémiste.
Ce n’est pas une frange. C’est une vision du monde. Et cette vision du monde a été massivement importée en Europe depuis des décennies, grâce à une immigration non contrôlée, non sélectionnée, non assimilée. Ballout est né en Allemagne. Il parle allemand. Il a grandi dans le système éducatif allemand. Et il a choisi l’État islamique. Comme des milliers d’autres « jeunes » européens issus d’une immigration de deuxième ou troisième génération.
Le système judiciaire allemand, comme le français, a une fois de plus montré sa faiblesse. Condamné pour préparation d’attentat, Ballout était dehors. On se demande encore à quoi servent les peines si elles n’empêchent pas le passage à l’acte. On se demande aussi pourquoi un individu qui a tenté de rejoindre Daech n’a jamais été expulsé, malgré ses origines libanaises. La réponse est connue : le droit du sol, les conventions internationales, les recours interminables, la peur d’être taxé de « racisme ». Résultat : les innocents meurent, les coupables restent.
Ce qui s’est passé à Berlin n’est pas une surprise. C’est la conséquence logique d’un choix politique. Celui qui consiste à nier le conflit de valeurs fondamental entre l’islam politique et les sociétés européennes. Celui qui consiste à sacrifier la sécurité des citoyens sur l’autel du multiculturalisme. Celui qui consiste à traiter l’islamisme comme un simple « problème social » plutôt que comme une idéologie totalitaire ennemie.
Les mêmes qui hier encore célébraient « l’enrichissement » par la diversité se retrouvent aujourd’hui à déplorer les morts. Ils parleront de « vivre-ensemble ». Ils organiseront des marches blanches. Ils demanderont plus de « prévention » et de « dialogue interculturel ». Ils ne demanderont jamais l’essentiel : l’arrêt de l’immigration de masse, l’expulsion systématique des étrangers condamnés pour faits de terrorisme ou d’apologie, la fin de la complaisance judiciaire, et le courage de nommer l’ennemi.
L’ennemi a un nom. Il s’appelle islamisme. Il a une doctrine. Il a des soldats. Et il agit. À Berlin comme à Nice, à Manchester, à Magdeburg, à Paris. Chaque fois, on feint la surprise. Chaque fois, on enterre les morts. Chaque fois, on recommence.
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