Trump à l’ONU sur fond de guerre en Iran, dernier discours de Macron

À New York, l’Assemblée générale des Nations unies entame mardi 22 septembre son sommet annuel. Donald Trump y prend la parole dans un contexte marqué par l’enlisement du conflit, engagé fin février entre Israël et l’Iran. Des indices d’escalade se multiplient ; le trafic pétrolier et gazier en subit les effets, avec des retombées en chaîne sur l’économie mondiale. Aux États-Unis, la popularité du président s’érode à l’approche des élections de mi-mandat, notamment sous l’effet de la vie chère.

Devant les délégués, le dirigeant américain doit saluer l’entente tout juste conclue avec le Danemark sur le sort du Groenland, formalisée par une cérémonie de signature prévue dans la ville. Ce dossier avait déclenché une crise grave avec les Européens lorsque M. Trump avait brandi la menace d’un rattachement aux États-Unis du territoire autonome danois.

Le Venezuela figure aussi à son agenda, avant un entretien avec Delcy Rodriguez. Présidente par intérim, celle-ci exerce le pouvoir dans un climat de vive pression de Washington, intervenu après l’arrestation de Nicolas Maduro par les États-Unis en janvier.

« Cette année, nous nous attendons davantage à un contraste entre, d’un côté, Donald Trump annonçant et célébrant son bilan de faiseur de paix et, de l’autre, la défense des opérations militaires qu’il mène actuellement à travers le monde », a prédit Daniel Forti, directeur des affaires onusiennes à l’International Crisis Group.

Dans la journée, une rencontre est également prévue avec Volodymyr Zelensky. La guerre russo-ukrainienne a gagné en intensité ces derniers mois ; Donald Trump l’a récemment jugée « guerre ridicule et sans fin », qui « doit être arrêtée ».

Antonio Guterres, Portugais de 77 ans dont le second mandat de cinq ans prend fin en décembre, livrera son ultime allocution de secrétaire général. En évoquant l’Ukraine et le Moyen-Orient, il a constaté récemment que « chaque jour, les choses empirent un peu » et qu’« il n’y a aucune amélioration nulle part », précisant qu’il n’avait « aucun pouvoir ». Après avoir plaidé pour une « coordination mondiale » face à des incidents et aux alertes de responsables du secteur, il devrait aussi aborder l’intelligence artificielle.

Luiz Inacio Lula da Silva a fait savoir qu’il demanderait à son homologue américain de « ne pas se mêler » du scrutin brésilien. Candidat à sa réélection en octobre, le président affronte Flavio Bolsonaro, figure de droite proche de Donald Trump ; les sondages dessinent un second tour disputé.

Emmanuel Macron s’exprimera pour la dernière fois en tant que chef de l’État français. Il doit y réaffirmer l’attachement de Paris au multilatéralisme. « Le temps n’est pas venu du bilan, ni en matière nationale, ni en matière internationale », a prévenu l’Élysée.

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