Trois scénarios pour prolonger la ligne 1 jusqu’à Val-de-Fontenay

Lundi 21 septembre, la RATP et Île-de-France Mobilités (IDFM) ont dévoilé trois variantes pour allonger la ligne 1 du métro parisien. Sur cinq kilomètres, le prolongement relierait d’ici 2040 le terminus actuel de Château-de-Vincennes à Val-de-Fontenay.

Objectif : améliorer la desserte de Montreuil (Seine-Saint-Denis) et de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), avec trois stations inédites — Les Rigollots, Grands-Pêchers et Val-de-Fontenay. Cette dernière s’inscrirait au nœud des RER A et E ainsi que de la future ligne 15. Le chantier est chiffré à 1,7 milliard d’euros. Les trois options s’appuient sur les deux tunnels d’arrière-gare du terminus de Château-de-Vincennes, construits dans les années 1930.

En 2022, une première version avait essuyé le refus de la commission d’enquête publique et du ministre des Transports d’alors, Clément Beaune, surtout en raison des dégâts redoutés sur le Bois de Vincennes : six hectares auraient disparu sur près de mille.

Les propositions présentées lundi tiennent davantage compte des effets sur l’environnement, a affirmé Arnaud Crolais, directeur des infrastructures chez IDFM. La troisième option n’empiéterait que sur « 0,1 % » du bois. Selon le tracé retenu, 221 à 337 arbres seraient abattus. Jérémy Aroles, chef du département Projets métro et pôles chez IDFM, précise qu’une fois le chantier achevé, « 87 à 97 % » des surfaces boisées concernées retrouveront un état renaturé et seront rendues.

Les nuisances pour les riverains et la voirie seraient également réduites par rapport au schéma de 2022. Dans chaque variante, le gros de l’ouvrage passerait en souterrain, au tunnelier. Des tronçons à ciel ouvert demeureront toutefois indispensables au départ de Château-de-Vincennes, pour édifier les trois stations et installer sept à huit ouvrages d’aération, d’alimentation ou de secours le long du parcours.

Du 5 octobre au 11 décembre, une consultation réunira habitants, usagers, associations, acteurs économiques et élus, en réunions publiques comme à distance, par courrier prépayé ou via Internet. Dans le mois suivant, la Commission nationale du débat public transmettra son bilan et ses recommandations à la RATP et à IDFM ; ces dernières auront deux mois pour y répondre. Si le dossier avance, une nouvelle enquête d’utilité publique est attendue en 2028.

Longue de 16,6 km et forte de 25 stations, la ligne 1 transporte déjà quelque 750 000 voyageurs par jour. Le prolongement devrait en accueillir 81 000 de plus. Le collectif Touche pas à mon bois, mobilisé depuis le lancement du projet, organise une marche dans le Bois de Vincennes le 11 octobre.



Le Journal des Francais