Il ne s’agit pas d’un dérapage. Il s’agit d’un choix.
À Saint-Denis, devant un public acquis, Jean-Luc Mélenchon lâche cette phrase : « tout blancs, tout moches que vous êtes ». Pas une maladresse, pas un mot de trop dans une phrase mal tournée. Non : une formule nette, assumée, prononcée dans un moment de jubilation politique.
La salle rit. Lui enchaîne. Et la séquence est aussitôt relayée partout.
Derrière la phrase, une vision
Ce n’est pas la première fois que Mélenchon théorise ce qu’il appelle la « nouvelle France ». Une France qu’il décrit comme en rupture avec l’ancienne, qu’il oppose désormais sans détour.
À Saint-Denis, il ne suggère plus : il désigne. Il oppose. Il caricature.
Et pour appuyer son propos, il convoque une relecture historique contestée, affirmant une nouvelle fois que les cathédrales françaises devraient leur existence au savoir musulman. Là encore, peu importe l’exactitude : ce qui compte, c’est le choc.
La méthode est désormais limpide.
— Le Journal des Français (@lejdf_fr) March 19, 2026
Une indignation sélective
Les réactions ont fusé, mais elles ne disent pas tout. À droite, les critiques sont immédiates. Jean-Philippe Tanguy dénonce des propos racistes. Sur les réseaux sociaux, l’indignation monte.
Mais ailleurs ? Silence gêné. Prudence calculée. Minimisation.
La question s’impose alors d’elle-même : si un responsable politique avait tenu des propos identiques visant une autre couleur de peau, combien de temps aurait-il tenu dans le débat public ?
La mécanique Mélenchon
Depuis des années, Jean-Luc Mélenchon avance ainsi : provoquer, fracturer, imposer.
Chaque polémique nourrit la suivante. Chaque phrase choc installe un peu plus un climat de confrontation permanente. Il ne s’agit plus de convaincre, mais de cliver.
Et dans ce jeu, la surenchère devient une nécessité.
Reste une interrogation, désormais centrale : à force de diviser le pays en blocs irréconciliables, certains ne sont-ils pas en train de fabriquer ce qu’ils prétendent combattre ?
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