Tours : jeune hospitalisé, l’IGPN saisie après un possible tir de LBD

Catherine Sorita-Minard, procureure de la République de Tours, a fait savoir mercredi 30 septembre qu’elle saisissait l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) « pour enquête », à la suite de la blessure à la tête d’un jeune homme.

Celui-ci a été admis aux urgences du CHU de Tours. Sur le réseau X, la magistrate a précisé que l’origine de ses blessures restait « non déterminée » à ce stade. Un scanner et un passage devant un médecin légiste étaient prévus dans l’après-midi. Une vidéo montrant un jeune homme blessé à la tête a par ailleurs circulé sur les réseaux sociaux.

La préfecture d’Indre-et-Loire indique que la police nationale mène des vérifications afin d’établir « si cette blessure résulte d’un tir de LBD ». Ces contrôles reposeront sur les images des caméras-piétons, les témoignages de personnes présentes et les déclarations des policiers concernés. Le jeune homme a été pris en charge alors que les forces de l’ordre, arrivées avec les pompiers pour combattre plusieurs incendies, subissaient des jets de projectiles.

« Les violences sont d’une intensité assez élevée à Tours », a indiqué Pierre-Ange Savelli, directeur de cabinet du préfet d’Indre-et-Loire. Mardi, six personnes avaient été interpellées pour violences par jets de projectiles sur les forces de l’ordre. La procureure a annoncé que deux d’entre elles comparaîtront, accompagnées de leurs parents, devant le juge des enfants, avec un jugement prévu en novembre. La préfecture a ajouté que de nouvelles interpellations étaient intervenues mercredi, dans un climat de violences comparable.

À proximité du lycée Paul-Louis-Courier, l’incendie d’une poubelle a provoqué une fuite de gaz enflammé : l’établissement a été évacué et un périmètre de sécurité de 150 mètres dressé.

Dans un communiqué, le maire de Tours, Emmanuel Denis, a appelé au calme et demandé « que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet incident ».

L’université de Tours a fermé trois de ses sites jusqu’à jeudi soir « compte tenu des risques de trouble à l’ordre public ». Son président, Philippe Roingeard, a écrit aux étudiants que « le mode d’action choisi nous prive de tout espace de dialogue et nous empêche malheureusement de concilier l’expression légitime d’un mécontentement et la continuité de nos missions de service public », en appelant « à la responsabilité collective ».



Le Journal des Francais