Stellantis pourrait consacrer plus d’un milliard d’euros à la fabrication d’un nouvel utilitaire dans son usine d’Hordain, dans le Nord, d’après des sources proches du dossier.
L’industriel moderniserait cette implantation dans le Nord et allouerait aussi des ressources à la R&D sur d’autres sites français, en soutien à cette activité. Une part de la production actuellement externalisée serait reprise en interne, avec un recours accru à l’automatisation sur place.
Contacté par l’AFP ce vendredi 11 septembre, le groupe s’est abstenu de valider ces éléments.
« Si la nouvelle se concrétise (…), alors c’est une bonne nouvelle », a réagi auprès de l’AFP Laurent Oechsel, délégué syndical central CFE-CGC Stellantis, le syndicat majoritaire. « On ne peut que se réjouir d’avoir des véhicules affectés (dans les usines) en France, surtout dans le contexte économique », a-t-il ajouté.
Sous la direction d’Antonio Filosa, le constructeur mène une réorganisation dictée par un excédent de capacités industrielles et par l’impératif de compresser les dépenses. Le dirigeant, en place depuis un an, a présenté en mai une feuille de route stratégique, à la suite des résultats déficitaires de 2025.
Antérieurement, Stellantis avait fait savoir qu’il entendait engager « plus d’un milliard d’euros » sur le territoire français, en particulier pour trois futurs modèles Peugeot à motorisation électrique ou hybride, destinés à Mulhouse (Haut-Rhin) à compter de 2029. Sur cette enveloppe, la R&D devait absorber la moitié, le site alsacien 40 %, le solde, 10 %, allant à d’autres implantations.
En France, le groupe dispose de cinq usines : Hordain, dédiée aux utilitaires, ainsi que Poissy, Rennes, Sochaux et Mulhouse. En 2025, 661 000 véhicules y ont été assemblés, sur un total mondial de 5,5 millions.


