Stellantis a annoncé mardi 29 septembre aux syndicats et à la presse l’arrêt temporaire, pour une à deux semaines fin octobre, de ses usines de Sochaux (Doubs), Rennes (Ille‑et‑Vilaine) et Mulhouse (Haut‑Rhin). Les mesures ont été présentées lors de comités sociaux et économiques et dans un message diffusé à la presse.
À Sochaux, où sont produits les Peugeot 3008 et 5008, et à Rennes, site du Citroën C5 Aircross, l’interruption est liée à une disponibilité industrielle insuffisante de certaines batteries longue autonomie, d’une portée de 680 km. Ces batteries sont fabriquées dans le Pas‑de‑Calais par la coentreprise ACC, qui réunit Stellantis, TotalEnergies et Mercedes. Sept jours de chômage partiel sont prévus. La direction de l’usine de Rennes a indiqué que les modèles électriques sont fortement demandés, mais que « ACC ne monte pas en cadence au rythme prévu ». L’usine de Rennes avait déjà été arrêtée en avril pour des raisons liées aux boîtes de vitesses hybrides.
À Mulhouse, qui assemble les Peugeot 308 et 408, l’arrêt tient à la fin de vie des modèles et à une demande faible. La production y serait suspendue du 15 au 30 octobre. Dès novembre, les équipes passeraient de deux équipes à une équipe et demie, en parallèle d’un investissement prévu sur le site. « Mais c’est plus compliqué que prévu, la nouvelle 308 ne se vend pas bien », a déclaré Jean‑Paul Guy, délégué syndical central adjoint de la CFTC.
En 2025, Stellantis avait déjà eu recours au chômage partiel dans six autres usines européennes.


