Jean Castex, PDG de la SNCF, a fait savoir jeudi que les premières rames neuves « Oxygène » devraient entrer en service à l’été 2027 sur les Intercités Paris–Orléans–Limoges–Toulouse et Paris–Clermont. Elles prennent la suite des Corail datant des années 1970 et 1980.
Ces liaisons ont été durement touchées par les conditions météorologiques de l’été 2026. Jean-Aimé Mougenot, PDG de SNCF Voyageurs, a indiqué que l’entreprise avait triplé les suppressions préventives par rapport à l’été 2025, afin d’« éviter un inconfort majeur » des voyageurs. Au-delà de 38 °C à l’extérieur, la climatisation des anciennes rames ne fonctionne plus.
En juillet et août, les annulations d’Intercités se sont élevées à 630, contre 217 l’été d’avant. Parmi les deux millions de passagers de ces axes, 16 500 ont essuyé plus de trois heures de retard, soit 0,8 % du total — un taux multiplié par deux face à l’été 2025. La circulation a atteint 89 % des Intercités de jour (95,3 % l’été précédent) et 91 % des Intercités de nuit (99 % en 2025).
Le constructeur espagnol CAF assemble les Oxygène à Reichshoffen (Bas-Rhin). Quelques unités circulent déjà en rodage. Alain Krakovitch, patron des matériels à la SNCF, a précisé : « Nous allons entrer dans une phase d’homologation prévue début 2027, puis après viendra la phase d’industrialisation pour atteindre les 28 rames dont on a besoin sur Paris–Toulouse et Paris–Clermont. Ils ne seront pas tous prêts l’été prochain. »
Jean-Aimé Mougenot a reconnu qu’on ne savait pas encore si les premiers exemplaires seraient mis en ligne en juillet ou en août. Remplacer la climatisation des Corail n’est pas envisagé : le matériel devant lui-même être changé, a souligné M. Krakovitch. La SNCF a entre-temps entièrement révisé ces installations, peint en blanc le toit des Corail pour limiter l’absorption de chaleur et posé des filtres anti-UV sur les vitres.


