Six consortiums retenus pour le leasing de pompes à chaleur
Mercredi 30 septembre, le gouvernement a dévoilé les six premiers consortiums associant fournisseurs d’énergie et industriels, choisis pour porter le leasing de pompes à chaleur destiné aux ménages modestes. Dès le 1er octobre, cette offre groupée doit permettre de substituer une pompe à chaleur à une chaudière gaz ou fioul sans majorer les charges mensuelles pendant trois ans.
Passé ce délai, « le ménage bénéficiera pleinement de la baisse des dépenses de chauffage permise par la pompe à chaleur, qui est près de trois fois plus efficace qu’une chaudière fossile », précise le ministère de l’Énergie. Selon lui, une pompe à chaleur revient à environ 15 000 euros, contre 4 000 euros pour une chaudière à gaz, tout en coûtant moins cher à l’usage. Le public visé regroupe les propriétaires de maisons individuelles aux revenus modestes et très modestes — par exemple un couple avec un enfant en Île-de-France jusqu’à 4 750 euros de revenus mensuels. Les premières poses sont prévues dès novembre.
La ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, a déclaré : « Avec cette offre intégrée, nous rendons la pompe à chaleur accessible à ceux qui en ont le plus besoin, sans augmenter leurs dépenses mensuelles ». Elle a ajouté : « Nous leur permettons aussi de bénéficier demain d’économies durables en divisant par deux leur facture de chauffage », alors que « les prix du gaz et du fioul pèsent lourdement » sur les foyers.
Via les certificats d’économie d’énergie (CEE), l’aide à l’investissement atteint 540 millions d’euros. La ministre a souligné qu’il s’agit d’« une aide à l’investissement de 540 millions d’euros, financée par les certificats d’économie d’énergie (CEE), que certains, à l’extrême gauche comme à l’extrême droite, veulent pourtant supprimer au détriment de la transition énergétique et de la protection des classes populaires face aux crises énergétiques à répétition ». Elle a affirmé que le dispositif s’appuiera sur « une électricité décarbonée produite sur notre sol » et sur des équipements « fabriqués en France ou en Europe », au service des filières industrielles et de l’emploi local.
Chèque énergie avancé à janvier
Dans le projet de loi de finances pour 2027, l’exécutif propose de reconduire le chèque énergie et d’en avancer le versement à janvier, « lorsque les factures de gaz pèsent le plus lourd sur les ménages, plutôt qu’en avril », a annoncé Maud Bregeon. Selon les situations, le montant va de 48 à 277 euros, pour une moyenne d’environ 150 euros ; près de 4,5 millions de foyers en seront destinataires automatiquement.
Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), relève une progression d’environ 30 % du prix de référence du gaz depuis le début de l’année. Si les cours restent à ce niveau, l’écart annuel par rapport à 2025 pourrait avoisiner 120 euros. D’après l’Insee, le fioul domestique vendu au détail a de son côté grimpé de 47 % depuis janvier.


