« Retour du Roi » en Iran – pourquoi tant de commentateurs feignent de ne rien entendre

Manifestants exhibant le drapeau du Royaume d'Iran

Dans les milieux de droite, par antiaméricanisme, parfois aussi par antisionisme, la situation interne à l’Iran a été obstinément sous-estimée, la voix du peuple volontairement ignorée ; oui, volontairement, car à notre époque où les médias alternatifs sont nombreux, il est impossible que les manifestations et les appels au retour du Roi n’aient pas été au moins vues, et entendus.

La question que je soulève n’est pas de savoir si les commentateurs, toujours les mêmes, aussi bien de gauche – l’immense majorité, démocratie oblige – que de droite, souhaitent, ou seulement croient possibles, la restauration monarchique et les profonds bouleversements religieux qui se devinent dans cette révolte identitaire – Perse contre islam – la question porte sur la probité de ces commentateurs ; à moins qu’il faille se contenter de conclure à leur médiocrité, ce que je suis tout prêt à faire, mais alors on me reprochera encore de regarder ces gens de trop haut, sans se demander si ce ne sont pas plutôt eux qui ont dégringolé trop bas.

Quant à ceux qui reprochent à la résistance iranienne intérieure d’être aidée par la CIA et le Mossad, je leur rappelle l’histoire de la France sous l’Occupation, sur laquelle l’Angleterre parachutait ses agents ainsi que des armes, comme ces mitraillettes Sten, fabriquées en grand nombre à la hâte et qui menaçaient de partir toutes seules, selon le témoignage de mon père alors engagé dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI).

Il est hautement souhaitable que le Prince Reza restaure le Trône du Paon, et protège les deux changements majeurs qui s’annoncent dans ce pays, à savoir, non seulement l’échec de l’islamo-gauchisme qui y a été inauguré en 1979 puis a fini par gagner l’Europe, mais encore le discrédit frappant un islam tellement meurtrier qu’il y est considéré désormais comme une religion d’occupation, ayant conquis dans le sang au VIIe siècle l’antique et prestigieuse Perse de Cyrus.

Je ne parle pas pour les Islamo-gauchistes, je parle pour les mal-intentionnés qui critiquent déjà le fait que Reza puisse revenir de son exil grâce à l’armée américaine : leur viendrait-il à l’idée de reprocher à De Gaulle d’avoir débarqué dans une Jeep américaine sur une place de Normandie le 14 juin, une semaine après le déclenchement de l’opération Overlord ? Sur la plage de Graye-sur-Mer, c’est un officier anglais, le Major Sanderson, qui l’avait accueilli, envoyé par le général Montgomery : est-ce que cela a privé l’Homme du 18 juin de rendre par la suite à la France la place qui lui revenait parmi les puissances ?

Les choses étant ce qu’elles sont, et compte tenu de l’extrême violence avec laquelle cette république enturbanée réprime la population, tous les alliés sont les bienvenus.

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Le Journal des Francais