Prolongation jusqu’au 31 décembre des aides ciblées aux carburants

Mercredi, Sébastien Lecornu a chargé ses ministres de « prolonger » jusqu’au 31 décembre les aides ciblées destinées aux secteurs exposés à la flambée des prix des carburants.

« L’objectif est de préserver l’activité économique, l’emploi et la croissance, en donnant de la visibilité aux entreprises. »

Les pêcheurs, à l’origine de plusieurs actions de blocage ces derniers jours, verront leur aide passer de 25 à 35 centimes par litre. Réduite cet été après le reflux des cours, elle « retrouvera ainsi son niveau maximal autorisé par la Commission européenne pour permettre aux navires de continuer à sortir en mer », ont expliqué les services du Premier ministre.

Côté BTP, le soutien aux entreprises éligibles sera « prolongé à hauteur de 20 centimes » par litre de gazole non routier. Pour les agriculteurs, l’aide de 15 centimes par litre restera en place, « en complément des autres aides du plan d’urgence agricole ».

Au sortir du Conseil des ministres, la porte-parole Maud Bregeon a souligné que l’exécutif ne ferme « pas la porte à de nouveaux dispositifs » d’aide « parce que cette situation devient de plus en plus difficile, et particulièrement depuis quelques semaines ».

Lors de la même séance, Emmanuel Macron a appelé son gouvernement à sa « totale mobilisation » sur « l’approvisionnement » et la « maîtrise des prix » des carburants. Mme Bregeon a aussi évoqué un travail visant davantage de souplesse dans la réglementation européenne, en particulier pour alléger le cadre imposé aux raffineries.

Selon elle, environ 10 % des stations-service peinent à s’approvisionner sur au moins un carburant ; l’immense majorité de ces points de vente appartiennent au réseau TotalEnergies, qui applique un plafonnement de ses prix.

Face à ce choc sur les prix de l’énergie, M. Lecornu avait déjà, mardi, demandé à ses ministres un effort accru sur les dépenses de l’État en 2027. Le projet de budget pour 2027 figurera au menu d’un séminaire gouvernemental jeudi à Matignon.

Édouard Philippe a, pour sa part, réclamé mercredi un « doublement » des aides ciblées, financé par « des économies sur les dépenses de l’État ».



Le Journal des Francais