Le service des statistiques du ministère de l’Agriculture, Agreste, a publié mardi de nouvelles estimations de récoltes, abaissées par rapport à celles du mois d’août.
La production de maïs pour 2026 est désormais estimée à 8,1 millions de tonnes, semences comprises, contre 9 millions un mois plus tôt. Le recul atteint 42 % sur un an. D’après Agreste, il s’agirait du niveau le plus bas depuis au moins 1980. La diminution des surfaces cultivées y contribue, mais le rendement pèse davantage : la floraison, survenue à la mi-juillet, a été affectée par la chaleur, compromettant le remplissage des épis.
Dans l’Union européenne, la récolte de maïs est ramenée à 49,1 millions de tonnes. Si ce chiffre se confirme, le volume passerait sous les 50 millions de tonnes pour la première fois depuis seize ans. La France demeure le premier producteur européen de blé et de maïs.
La production de betteraves est attendue à 25,4 millions de tonnes, en repli de 29 % sur un an. Agreste la situe au plus bas depuis au moins 1980. Le rendement a baissé de 24 % et les surfaces ont reculé de 6 %.
Pour la pomme de terre, le rendement est le plus faible depuis 1995. La production est estimée à 6,2 millions de tonnes, soit 25 % de moins que la récolte de 2025 et près de 12 % sous la moyenne des cinq dernières années.
Le tournesol affiche lui aussi un rendement au plus bas depuis au moins 1980. Sa production ne recule toutefois que de 7 %, une hausse des surfaces de 13 % ayant limité le repli.
La production de blé tendre s’établirait à 31,7 millions de tonnes, en baisse de 5 % sur un an. Un rendement en recul de 8 % a été en partie compensé par des surfaces en hausse de 3 %. À l’exception du blé dur, les prévisions pour les autres céréales à paille ont également été légèrement revues à la baisse.
Ces évolutions tiennent surtout à la chute des rendements liée aux épisodes de canicule de l’été, parfois conjuguée à une réduction des surfaces cultivées.


