Le ministère du Travail a confirmé lundi que le mode de calcul de la prime d’activité sera modifié en 2027. Le financement par l’employeur de la complémentaire santé, de la prévoyance et de la retraite supplémentaire du salarié entrera dans le montant net social, à la suite d’une réforme réglementaire de cet indicateur.
L’objectif affiché est de « rétablir l’équité entre les allocataires bénéficiant d’un financement employeur pour ces garanties et ceux n’en bénéficiant pas ». Selon le ministère, la mesure pourrait entraîner mécaniquement une « légère baisse » de la prime pour une partie des bénéficiaires, sans créer de sorties ni d’entrées nouvelles dans le dispositif.
Cette adaptation s’ajoute au gel de la prestation prévu en 2027 : elle ne sera pas revalorisée en avril au regard de l’inflation. Le gouvernement présente ce gel comme une mesure « exceptionnelle et limitée dans le temps », destinée à contenir la progression des dépenses et à économiser 332 millions d’euros en 2027. Les annexes du projet de loi de finances chiffrent le coût total de la prime à 10,7 milliards d’euros pour cette même année.
Instituée en 2016 pour soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs modestes et favoriser l’emploi, la prime d’activité s’élevait en moyenne à 190 euros par mois et par foyer bénéficiaire en 2024, d’après la Caisse nationale des allocations familiales. Le gouvernement souligne qu’une revalorisation l’année précédente a procuré « un gain moyen de 50 euros supplémentaires par mois » à « près de trois millions de ménages ».


