Emmanuel Macron a annoncé mardi 15 septembre depuis la base aérienne 115 d’Orange (Vaucluse) que la première promotion du service militaire national volontaire portera le nom d’Henri Fertet, résistant fusillé à seize ans en 1943.
« Le choix qu’il fit, celui de servir la France et de défendre sa liberté, fait écho à votre engagement (…) Le choix de servir plutôt que subir », a déclaré le président de la République devant les volontaires. Il a ajouté qu’« à l’avenir, chaque promotion du service national portera le nom d’un compagnon de la Libération, afin de rendre hommage à ces héros qui ont contribué à sauver la France ».
Henri Fertet, lycéen de Besançon, fils de deux instituteurs, s’est engagé dans la Résistance à quinze ans au sein du groupe Simon, composé de jeunes catholiques, puis aux Francs-tireurs et partisans sous le nom d’Emile 702. Il a participé à des opérations armées, dont l’attaque d’un poste de garde allemand et la destruction d’un pylône électrique. Arrêté le 3 juillet 1943 au domicile de ses parents à Besançon, torturé, il a été condamné à mort le 18 septembre et fusillé le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon avec quinze autres résistants.
Sa lettre d’adieu contient notamment les phrases « Je meurs pour ma patrie. Je veux une France libre et des Français heureux » et « Adieu, la mort m’appelle, je ne veux ni bandeau ni être attaché […] Vive la France ». Le chef de l’État en avait lu des extraits le 5 juin 2019 à Portsmouth, lors du 75e anniversaire du Débarquement.
« Les 1 038 compagnons de la Libération, dont une centaine n’avaient pas 20 ans au début de la Seconde Guerre mondiale, demeurent un exemple pour la jeunesse française », a encore souligné Emmanuel Macron.
Lancé en novembre 2025, le service national volontaire vise à consolider le lien entre les armées et la nation. Le premier mois est consacré à la formation initiale, les neuf suivants à l’insertion dans les armées et les services de soutien. Selon l’Élysée, la première promotion atteindra 3 000 volontaires en novembre, puis 4 000 en 2027, 5 000 en 2028, 7 500 en 2029 et 10 000 en 2030.


