Édouard Geffray a annoncé jeudi 1er octobre sur France 2 qu’un peu plus de 400 lycées seront fermés vendredi en raison de la mobilisation. Le ministre de l’Éducation nationale a estimé que le mouvement « a changé de nature » et « est pris en otage par des groupuscules violents ».
Le gouvernement a accusé La France insoumise et « ses relais de l’ultra-gauche » d’être « à l’origine » du mouvement. « J’appelle le gouvernement à ne pas sombrer dans le complotisme et dans l’infantilisation des lycéens. Ce mouvement spontané est né d’une exaspération face à des conditions d’éducation absolument indignes », a déclaré à l’AFP le coordinateur de LFI, Manuel Bompard. Il a appelé le Premier ministre à renoncer à « la stratégie du pourrissement et de la provocation ».
Jean-Luc Mélenchon a exigé des explications sur les services de renseignement invoqués. « Quel service de renseignement a dit ça ? (…) Nous exigeons des explications », a-t-il réagi lors d’une conférence devant des militants. Il a réaffirmé l’appel à des « méthodes de lutte non-violentes » et jugé « absurde » de « mettre le feu à des poubelles ou à des tas de cartons devant un lycée ».
Édouard Geffray doit rencontrer vendredi les associations lycéennes, les parents d’élèves, les syndicats et les élus du CNVL. Il a également annoncé l’annulation de la mesure budgétaire sur les frais d’inscription en BTS et en classes préparatoires pour les étudiants non boursiers.


