ONU : discours iranien, réunion sur l’IA et discussions sur l’Ukraine
À New York, Massoud Pezeshkian, président de l’Iran, prend la parole ce mercredi 23 septembre devant l’Assemblée générale des Nations unies. Il s’est engagé à « défendre fermement » les positions de son pays.
L’attention portée à cette allocution s’explique par l’annonce, la veille, d’un retour au dialogue entre Donald Trump et Téhéran, dans l’espoir de clore une crise déclenchée au printemps par des attaques américaines et israéliennes visant l’Iran. Aucun accord n’a encore été trouvé par l’administration des États-Unis. Le Proche et le Moyen-Orient restent sous tension, notamment autour de la fermeture du détroit d’Ormuz ordonnée par Téhéran. En mer Rouge, l’appui iranien aux Houthis a renforcé les pressions économiques : ces derniers tiennent désormais plus fermement Bab el-Mandeb, passage tout aussi stratégique pour l’énergie, ce qui a poussé les cours du pétrole à la hausse.
Arrivé mardi à New York, Massoud Pezeshkian a précédé son voyage d’un entretien entre Steve Witkoff, émissaire américain, et Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne ; ce dernier y a exposé les exigences de Téhéran pour rouvrir Ormuz. Steve Witkoff a précisé que des discussions par l’intermédiaire de médiateurs s’étaient prolongées une bonne partie de la journée en marge de l’Assemblée générale. Aux nouvelles négociations a aussi pris part Jared Kushner, gendre du président des États-Unis, déjà associé aux pourparlers de départ avant leur suspension en juin.
Mardi, à la tribune onusienne, Donald Trump a affirmé détenir « une grande décision à prendre : un accord sera-t-il conclu avec l’Iran (…) ou est‑ce que j’anéantis la République islamique (…) ? ». Lors d’une rencontre avec des dirigeants moyen-orientaux, il a poursuivi : « J’espère qu’ils prendront les bonnes décisions avant qu’il ne soit trop tard ».
Ukraine et intelligence artificielle
Le conflit déclenché par la Russie en Ukraine occupe également l’ordre du jour. Le Conseil de sécurité se réunit à 11h00 ; Volodymyr Zelensky, président ukrainien, intervient pour sa part dans l’après-midi. Mardi, il a indiqué que Kiev comme Washington ambitionnaient un arrêt des combats « avant l’hiver ». Se déclarant « prêt » à suspendre les attaques contre les infrastructures énergétiques russes si Moscou renonce en contrepartie à ses propres bombardements sur l’Ukraine, il a marqué cette disponibilité. Marco Rubio et Sergueï Lavrov, responsables des diplomaties américaine et russe, sont attendus pour un entretien matinal.
Le Conseil de sécurité se penche à 15h00 sur l’intelligence artificielle et les menaces qu’elle fait peser sur la sécurité internationale. Parmi les intervenants figurent Clément Delangue (Hugging Face), Sam Altman (OpenAI) et Dario Amodei (Anthropic). La France, ses alliés européens et le Canada comptent au nombre des États qui demandent un encadrement de l’IA. Ni Washington ni Pékin n’ont accepté de réguler ces risques, afin de préserver leurs entreprises de premier plan dans la compétition technologique. Mardi, Emmanuel Macron, président français, a appelé l’ensemble des pays « attachés à leur indépendance » à bâtir une IA de substitution, libre de toute dépendance envers les États-Unis ou la Chine.
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