La préfecture des Alpes-Maritimes, qui s’est exprimée samedi soir, indique qu’une quarantaine d’individus ont été appréhendés à Nice. Les motifs retenus portent sur des pillages, la dégradation de biens publics et des jets de projectiles contre les forces de l’ordre.
Dans un communiqué, le préfet « condamne fermement et dénonce ces actes de violence inacceptables ». Jusqu’à 3 800 personnes se sont rassemblées dans les rues niçoises. Le texte préfectoral précise que « des centaines » d’entre elles étaient arrivées le visage dissimulé.
Damien Martinelli, procureur de Nice, a fait savoir qu’une quarantaine de gardes à vue avaient été ordonnées.
Des blessures ont été recensées chez une dizaine de manifestants. L’un d’eux a subi de graves lésions après s’être blessé sur des bris de verre d’une vitrine qu’il tentait de fracasser.
Une douzaine de commerces ont été dégradés et pillés par des émeutiers vêtus de noir. Figurent parmi les enseignes touchées un magasin de motos Yamaha, Décathlon, Micromania et JD Sport. Des abribus ont également été endommagés, de même que trois véhicules de la police municipale.
Des groupes armés de galets de plage ont affronté les CRS sur la Promenade des Anglais. Une attaque a par ailleurs visé le centre de vidéosurveillance de Nice, d’où l’on peut consulter les caméras municipales.
Le préfet avait, dans l’après-midi, invité les manifestants à se disperser et à se désolidariser des casseurs.


