Les forces de l’ordre ont évacué samedi 10 octobre le bâtiment Censive du campus Tertre de Nantes Université, occupé illégalement depuis le mercredi 7 octobre par des étudiants et d’autres personnes en solidarité avec le mouvement lycéen. L’opération, décidée par le préfet de Loire-Atlantique, Laurent Hottiaux, à la demande de la présidence de l’université, s’est déroulée sans heurts. Quatre occupants ont été interpellés.
La préfecture a condamné fermement les « dégradations très importantes » constatées, notamment des tags sur les murs, et a publié des photographies des lieux.
Interrogée sur BFMTV, la présidente de Nantes Université, Carine Bernault, a confirmé : « On a porté plainte ». Elle a estimé qu’« il aurait pu y avoir des morts » et décrit un bâtiment « saccagé » et « dévasté », faisant état d’un « écœurement » face aux dégâts. Les réparations sont estimées « à des dizaines de milliers d’euros ». Aucun cours ne pourra avoir lieu dans le bâtiment pendant « plusieurs semaines ».
Carine Bernault a également évoqué des « comportements à risque », des « personnes radicalisées », des « appels à la violence » et un « élu étudiant menacé de mort au couteau ». Une partie du campus Tertre avait été fermée en raison d’une situation jugée « très préoccupante ».


