La justice a franchi une nouvelle étape dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, décédé après un passage à tabac à Lyon. Trois personnes sont désormais mises en examen dans ce dossier, dont Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire lié à La France insoumise, placé en détention provisoire.
Les magistrats ont retenu contre deux suspects le chef d’« homicide volontaire ». Jacques-Élie Favrot est pour sa part poursuivi pour « complicité par instigation », selon les précisions apportées par le procureur de Lyon. Cette qualification vise le rôle supposé d’encouragement ou d’impulsion dans la commission des violences.
Lors de sa garde à vue, le mis en cause a reconnu sa présence sur les lieux ainsi que sa participation à certaines violences. Il admet avoir porté des coups dans le cadre de l’attaque, tout en contestant être à l’origine des gestes les plus violents susceptibles d’avoir provoqué les blessures mortelles. Son avocat affirme que son client n’aurait pas voulu la mort de la victime et qu’il conteste avoir porté les coups déterminants.
Les faits remontent au 12 février, en marge d’une conférence organisée à Sciences Po Lyon. Quentin Deranque était venu protéger des militantes du collectif Némésis, opposées à la venue de l’agitatrice anti-France Rima Hassan. Il a été frappé par plusieurs individus encagoulés. Victime d’un traumatisme crânien grave, il est décédé quelques jours plus tard.
L’enquête s’appuie sur des témoignages, l’analyse de vidéos et divers éléments matériels. Sept suspects ont été identifiés à ce stade. Le parquet indique que le travail d’identification se poursuit, plusieurs personnes restant encore à déterminer.
Cette affaire a rapidement pris une dimension politique et médiatique, tandis que la procédure judiciaire se concentre désormais sur la reconstitution précise des rôles individuels et des circonstances exactes des violences. L’instruction devra établir la chaîne de responsabilités dans une agression collective dont les contours restent encore partiellement à éclaircir.
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