Environ 35 % des établissements relevant du ministère de l’Enseignement supérieur sont perturbés mardi 13 octobre, à l’occasion d’une journée nationale de mobilisation des lycéens et des étudiants. Le chiffre, communiqué à la mi-journée par le ministère, inclut fermetures administratives, blocages et occupations.
L’Union étudiante affirme de son côté que « 90 % des facs sont bloquées ou fermées en ce 13 octobre », en précisant que « la liste détaillée (était) en cours de finalisation ».
À midi, le ministère de l’Intérieur recensait en France, hors Paris et agglomération parisienne, 360 actions devant des établissements, dont une cinquantaine d’universités, rassemblant 30 000 personnes.
À l’université Assas, à Paris, un début de blocage « attendu » s’est produit en matinée et a été « levé spontanément par les étudiants » vers 9 h 15 ; les cours doivent reprendre à 14 h, a indiqué à l’AFP le président de l’établissement, Stéphane Braconnier.
Le campus de Nation de Sorbonne Nouvelle, dans la capitale, reste fermé depuis une semaine, a déclaré à l’AFP la présidence de l’université. Le 5 octobre, celle-ci avait fait intervenir les forces de l’ordre à l’intérieur du site, constatant qu’une assemblée générale était en train de dégénérer ; la décision était « difficile » mais « s’imposait » pour sécuriser les biens et les personnes, selon la présidence.
À Lille, la quasi-totalité des campus de l’université fait l’objet d’une fermeture administrative touchant quelque 60 000 étudiants, après plusieurs jours de blocages. L’Université catholique a vu l’un de ses campus bloqué mardi matin, empêchant les cours pour plus de 2 000 étudiants.
Des manifestations ont débuté dans la matinée à Nantes, Lens (Pas-de-Calais), Lyon, Strasbourg et Marseille. À Paris, un cortège doit s’élancer à 14 heures de la place d’Italie jusqu’aux Invalides, à l’appel des principales organisations de jeunesse, qui demandent à être reçues par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Engagé mi-septembre en région parisienne, le mouvement réclame davantage de moyens et conteste la pression de Parcoursup, le non-remplacement de professeurs, l’état des bâtiments et des emplois du temps trop chargés.


