Emmanuel Macron présidera, vendredi 2 octobre à 14 h 30, une visioconférence des dirigeants du G7 consacrée à la situation énergétique mondiale. L’Élysée a indiqué que le chef de l’État avait échangé la nuit précédente avec le président américain Donald Trump, en soulignant « que les pays du G7 avaient un intérêt commun à agir de manière concertée, sans restrictions aux exportations ».
Le président français s’est aussi entretenu avec le Premier ministre canadien Mark Carney. Il « entend réunir dans les meilleurs délais une visioconférence des dirigeants du G7 pour assurer la coordination des mesures à prendre ».
La porte-parole de la Commission européenne, Anna-Kaisa Itkonen, a déclaré que l’Union « rejette catégoriquement » une éventuelle interdiction des exportations américaines de gazole. Une telle mesure « porterait atteinte à notre confiance dans les États-Unis en tant que partenaire fiable », a-t-elle estimé. Bruxelles appelle à une action collective avec l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en vue d’un prélèvement sur les stocks stratégiques, sur le modèle de mars, lorsque 400 millions de barils avaient été promis.
Une réunion d’experts européens s’est tenue vendredi matin. Une proposition française figurait sur la table.
Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a écrit sur X que « Nos partenaires européens devraient accélérer la mise en œuvre de leurs engagements existants et mettre immédiatement à disposition des volumes supplémentaires ». Sur Fox News, le secrétaire à l’Énergie Chris Wright a jugé qu’« Il est temps de procéder à une mise sur le marché coordonnée des stocks de diesel ».
La moyenne hebdomadaire du gazole dans l’Union européenne atteint 2,24 €/L, nouveau record historique d’après les données de la Commission publiées jeudi. L’inflation dans la zone euro a grimpé à 3,8 % en septembre, son plus haut niveau depuis trois ans, sous l’effet de la flambée des prix de l’énergie liée aux conflits au Moyen-Orient.


