Emmanuel Macron doit être interrogé jeudi 24 septembre à 20 heures sur TF1 et France 2 par Gilles Bouleau et Caroline Roux. L’interview simultanée, prévue pour durer de 30 à 40 minutes, doit porter sur la hausse des prix des carburants et sur l’état de la menace russe.
Le chef de l’État n’avait pas croisé les deux chaînes dans un même exercice depuis juin 2024. À sept mois de son départ de l’Élysée, il ne dispose plus de majorité à l’Assemblée nationale.
Le prix moyen du gazole s’est établi mercredi à 2,40 euros le litre en France, celui du SP98 à 2,26 euros et celui du SP95-E10 à 2,16 euros, selon une analyse des données publiques. Après les nouvelles aides annoncées mardi soir par le gouvernement, 70 % des Français les jugent insuffisantes, d’après un sondage Elabe publié mercredi. Près de huit personnes sur dix anticipent une poursuite de la hausse à la pompe.
L’entourage du président indique qu’il a demandé au gouvernement de soutenir « les gens qui travaillent », tout en jugeant que « le plus efficace reste l’action diplomatique à long terme ». Emmanuel Macron a enchaîné ces dernières semaines les entretiens avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi, le roi Abdallah de Jordanie et le Premier ministre canadien Mark Carney, pour ouvrir de nouveaux débouchés et sécuriser les approvisionnements en pétrole. Lundi, à New York, il a présenté à Donald Trump plusieurs initiatives, dont une « trêve énergétique » dans le conflit en Ukraine.
« Toute son action diplomatique consiste à essayer de changer la vie au quotidien », affirme son entourage.
Le second volet attendu doit « rappeler l’état de la menace russe et dire ce qui est fait pour la contrer ». Le président doit notamment revenir sur la présence de drones explosifs à l’aéroport de Leipzig, en Allemagne. Selon lui, s’ils avaient explosé comme prévu contre des avions ukrainiens, ils auraient probablement provoqué des pertes humaines. Cette attaque ratée est attribuée à Moscou.
Vendredi, devant la presse, Emmanuel Macron avait assuré que les attaques hybrides russes ne resteraient « pas sans réponse ». « Nous ne sommes pas intimidés », avait-il déclaré, en appelant à mieux protéger les infrastructures critiques et les sites sensibles « contre les attaques de drones et les attaques cyber ».
La semaine dernière, il avait convié à l’Élysée des chefs de parti et certains candidats à l’élection présidentielle, en dressant un tableau des crises internationales et des attaques « hybrides » de la Russie en Europe. Des participants ont dénoncé « une opération de communication ». Eric Ciotti a parlé d’une diversion destinée à « masquer le déclin français ».
Cette situation « est amenée à durer » et « le retour à la normale ne devrait pas intervenir avant l’élection présidentielle », souligne l’entourage présidentiel, pour qui il s’agit de « montrer à quel point la France agit ». Le chef de l’État entend se poser en « garant » d’un scrutin exposé à des risques d’ingérences étrangères, « sans jamais polluer » l’élection, tout en se gardant d’endosser un successeur.
La politique française vous passionne comme elle nous passionne. C'est même pour cette raison que vous venez de lire cet article écrit par l'un de nos rédacteurs bénévoles. Mais l'indépendance du Journal des Français a un coût. Prendre un abonnement, c'est nous garantir que nous pourrons continuer à publier nos articles sur la politique française en toute indépendance.
Abonnez-vous dès maintenant. Vous pourrez ainsi également accéder à nos articles réservés aux abonnés, et vous pourrez commenter tous nos articles. Mais surtout, vous apporterez un soutien précieux à la presse libre.
5€/mois — petits revenus
7€/mois
RecommandéAccès abonnés :
- ✓Lecture de tous nos contenus réservés aux abonnés
- ✓Possibilité de commenter tous nos articles
- ✓Gestion de votre abonnement en un clic


