Macron écarte une nouvelle dissolution de l’Assemblée

Emmanuel Macron a écarté jeudi 24 septembre l’hypothèse d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale. Interrogé sur TF1 et France 2, le président de la République a estimé que cela « ne serait pas bon pour le pays ».

« Je pense que ce serait mauvais aujourd’hui de faire une dissolution parce qu’aujourd’hui, nous sommes à huit mois d’une présidentielle. Et donc, si on faisait une dissolution aujourd’hui, on ajouterait à la guerre, aux problèmes de pouvoir d’achat et à un budget à passer, l’instabilité politique. On bloquerait le prochain président, la prochaine présidente, de la possibilité de faire cette dissolution et de se reconstruire une majorité. Donc ce n’est pas souhaitable », a-t-il répondu.

La Constitution interdit de prononcer une dissolution dans l’année qui suit les élections issues d’une précédente dissolution. Le mandat du chef de l’État s’achève dans environ sept mois.

M. Macron a appelé « les forces politiques » à faire preuve d’« esprit de responsabilité » à l’approche de l’examen des textes budgétaires. La priorité, a-t-il dit, doit être de permettre au gouvernement d’aider les Français, les communes et les régions frappées par les incendies et une sécheresse record, ainsi que les agriculteurs. « Tout ça, s’il n’y a pas de budget, on ne peut pas le faire », a-t-il souligné.

Sur la dissolution de 2024, qu’il dit avoir décidée « en conscience », le président a jugé qu’il fallait « arrêter de culpabiliser les Français » : ceux-ci « ont fait un choix à l’été 2024 ». « Moi j’ai pris mes responsabilités, je leur ai donné [la parole], qu’est-ce qu’il y a de plus démocratique que ça ? », a-t-il ajouté.

Il a observé que les forces politiques issues de ce scrutin n’avaient « pas voulu faire une coalition totalement majoritaire », tout en relevant qu’une alliance du centre et de la droite s’était formée, disposant d’une majorité relative. « Moi, j’aurais préféré que les forces politiques, comme là aussi chez beaucoup de nos voisins, fassent une grande coalition majoritaire, ça aurait été plus stable. Mais je ne suis pas les forces politiques du pays », a-t-il poursuivi.

Lors de ses vœux pour 2025, M. Macron avait reconnu que cette dissolution avait « apporté davantage de divisions à l’Assemblée que de solutions pour les Français ».

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