Emmanuel Macron a fait savoir, jeudi 24 septembre, que la France enverrait des « moyens militaires » afin de « protéger » Yanbu, élément du dispositif énergétique de l’Arabie saoudite.
« C’est la discussion que nous avons finalisée avec les Saoudiens. Nous allons envoyer des moyens militaires, c’est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense pour protéger ce site, sans nous engager dans un conflit mais pour protéger ce site », a déclaré le président français sur TF1 et France 2. Selon lui, l’initiative vise à apaiser les marchés pétroliers.
Questionné sur l’hypothèse d’un déploiement de chasseurs Rafale, il a répondu : « On verra l’évolution et selon les besoins. On en a dans la région. » Il a ajouté : « Mais en tout cas, on se met en situation de protéger ce site parce que, il y a quelques semaines encore, il exportait chaque jour plus de 5 millions de barils. »
« Dès qu’on détend un de ces endroits, l’impact est immédiat sur le prix à la pompe. En deux jours, vous le voyez à la pompe », a-t-il poursuivi.
Sur la mer Rouge, Yanbu est le premier terminal saoudien d’exportation de brut. L’oléoduc Est-Ouest, aussi appelé Petroline, le relie aux zones productrices du royaume, concentrées près du Golfe. Grâce à cette artère, Riyad évite le détroit d’Ormuz pour faire sortir son pétrole. La canalisation achemine 5 millions de barils quotidiens de brut ; ce débit peut, à titre temporaire, atteindre 7 millions.
Par sa façade sur la mer Rouge, le port ouvre une route de substitution pour le brut et les produits raffinés destinés aux marchés européens. Le site regroupe aussi d’importantes capacités de stockage et de raffinage. Dans la phase actuelle du conflit au Moyen-Orient, les Houthis en font une cible.


