Principal syndicat des personnels de direction, le SNPDEN-UNSA oppose une fin de non-recevoir immédiate à la journée d’échanges banalisée que le gouvernement a fait annoncer dans le but de détendre la situation dans les lycées.
Sur franceinfo, mercredi 7 octobre, Nicolas Bonnet — secrétaire national de l’organisation et proviseur du lycée professionnel Henri-Brulle de Libourne — a affirmé que ces plages de « démocratie interne » ne seraient pas mises sur pied tant que « le climat n’est pas serein ».
« Je crois que, pour sortir de cette crise, il faudra autre chose que de simples temps de concertation », a-t-il ajouté.
D’après lui, les demandes des lycéens recoupent pour l’essentiel celles des chefs d’établissement : emplois du temps perçus comme incohérents, pression de Parcoursup, postes d’enseignants non pourvus après absence, et pénurie de moyens. « Il nous faut des moyens, il nous faut des professeurs », a-t-il déclaré. Il a souligné qu’une partie des professeurs contractuels n’ont pas été repris à la rentrée, alors qu’ils pourraient pourvoir des postes vacants.
Le responsable syndical a demandé au chef de l’État qu’il « s’empare de la situation », qu’il « reçoive les jeunes », les écoute et « donne un certain nombre de réponses ». En tête de ses priorités figure l’embauche d’enseignants afin qu’« il y ait un professeur devant tous les élèves au retour de la Toussaint ». Il appelle aussi à revoir Parcoursup et le contrôle continu du baccalauréat, qu’il présente comme des facteurs importants de stress.
S’il condamne les violences apparues en marge des rassemblements, il a de nouveau apporté son appui aux lycéens « qui pacifiquement et démocratiquement s’expriment » et dont les revendications sont « que nous partageons en grande partie ».
De son côté, le Snec-CFTC, organisation de l’enseignement privé, a fait savoir par communiqué qu’« une journée de dialogue ne suffira pas ». Le syndicat ne veut pas voir l’opération se transformer en un nouveau « grand oral » de l’école, enchaînant rapports et concertations sans suite concrète. Il revendique « des moyens humains supplémentaires » et « le remplacement effectif des enseignants absents sans délai de carence ».


