En commission à l’Assemblée nationale, l’article 25 de la proposition de loi dite « intégrale » sur les violences sexistes et sexuelles a reçu un vote favorable. Parmi les 69 articles que compte le texte, ce dispositif vise en particulier des plateformes telles que MyM et OnlyFans. Il institue un délit punissant l’achat de contenus sexuels produits à distance. L’hémicycle doit se prononcer le 13 octobre.
Avocats, juristes, associations et un collectif de travailleuses et travailleurs du sexe indépendants ont dans une lettre ouverte critiqué cette disposition.
Carmina, créatrice de contenus pornographiques, a indiqué à BFMTV : « L’article 25 pose beaucoup de problèmes, parce qu’il va criminaliser l’achat de ce qu’on appelle le contenu personnalisé. » Elle affirme que le texte « criminalise vraiment l’achat de porno », met en garde contre « un risque d’énormes pertes de revenus » et contre celui de « jeter de nouveau des travailleuses et travailleurs du sexe dans la rue. »
Lorraine Questiaux, avocate spécialisée dans les violences sexistes et sexuelles, interrogée par BFMTV, estime que ces plateformes sont « capitalistes ultralibérales » et qu’elles réduisent les femmes « à l’état d’objet, basé sur l’exploitation, la domination, l’humiliation et la haine. »


