Mardi, Paris a fait savoir qu’une réunion se tiendra jeudi dans la capitale française, rassemblant des responsables militaires de plusieurs pays partenaires. Il s’agit de préparer un appui international afin que l’armée libanaise puisse se déployer sur tout le territoire.
Emmanuel Macron inaugurera cette rencontre aux côtés du président libanais Joseph Aoun et du roi Abdallah II de Jordanie, une fois conclus les entretiens que ces dirigeants doivent tenir dans la matinée.
Qualifiée d’opérationnelle, la session réunira des chefs d’état-major et autres hauts responsables militaires du Liban, des États-Unis, de la Jordanie, de la France et du Royaume-Uni ; l’Arabie saoudite sera aussi représentée.
Selon l’Élysée, il convient d’examiner le plan de déploiement des Forces armées libanaises à l’aune d’un « plan clair, crédible, réaliste ». La présidence française souhaite que, au terme de cette journée de travail, le contexte d’opération, les paramètres et les modalités de l’action soient précisés — condition posée avant qu’un soutien « très robuste et opérationnel » de la communauté internationale, qu’il s’agisse d’aide financière, d’équipement ou de formation, puisse être engagé.
« Ce que nous voulons, c’est consolider la souveraineté du Liban », a insisté l’Élysée. « Il est évidemment hors de question que nous nous substituions aux Forces armées libanaises et aux autres services libanais concernés dans le désarmement du Hezbollah ».
Sous-payées et mal équipées, les forces libanaises rencontrent de grandes difficultés pour désarmer le Hezbollah dans le sud du pays. Or ce désarmement conditionne le retrait d’Israël du sud-Liban.
Cette démarche s’inscrit dans un soutien plus vaste aux institutions du Liban. De son côté, l’Union européenne prépare une opération destinée à former l’armée libanaise, en continuité avec la résolution 1701 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies et avec le cadre qui, depuis 2006, régit le déploiement de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).
Dans le même temps, la France et l’Italie — cette dernière étant le premier contributeur en troupes de la Finul — étudient comment faire évoluer le dispositif international au sud du Liban, afin d’écarter tout « vide sécuritaire » lorsque le mandat de la force onusienne prendra fin fin 2026. La semaine prochaine, à New York, le Liban figurera parmi les sujets centraux de l’Assemblée générale de l’ONU.
Une éventuelle mission internationale n’a pas encore de contours arrêtés. Aucune demande précise n’a pour l’heure été formulée par les autorités libanaises ; les discussions se poursuivent, les États-Unis occupant une place centrale au Conseil de sécurité.


