Interrogé sur France 2 dimanche 11 octobre, le ministre Roland Lescure a déclaré que l’arrivée des 10 millions de barils libérés des stocks stratégiques français ne se ferait sentir à la pompe qu’à partir de novembre.
« Ils seront destinés aux stations isolées », a-t-il précisé. « Ils seront marqués et vendus, à partir de novembre, à des prix moins élevés que le diesel d’aujourd’hui. Quand ils arriveront, il y aura une baisse immédiate » des prix.
Selon les scénarios du gouvernement, cette libération devrait permettre de diminuer les prix à la pompe de 12 à 18 centimes par litre. Ces réserves ont été constituées depuis plusieurs décennies dans le sud-ouest, à des prix inférieurs aux cours actuels.
Le litre de gazole dépassait 2,30 euros en moyenne dimanche ; une station alsacienne a franchi les 3 euros.
Le ministre a assuré que l’impact serait immédiat à l’arrivée des barils sur le marché. Il a admis ne pas pouvoir anticiper les conséquences de l’accord entre Washington et Moscou sur l’achat de gazole russe, affirmant qu’« il n’y a pas de diesel russe en France et il n’y en aura pas ».


