On lui attribue en particulier des liens avec des déficits de QI chez l’enfant ! Il est toujours autorisé malgré des études scientifiques accablantes. Son processus de renouvellement dans l’UE arrive à son terme.
D’après nos confrères du Monde, « c’est une famille de pesticides qui vole en moyenne 2,5 points de quotient intellectuel (QI) à chaque enfant européen. Il contamine notre vie quotidienne. D’abord pulvérisé sur les cultures pour éliminer pucerons ou chenilles, le chlorpyrifos poursuit son existence sous la forme de traces dans les oranges, les pommes, la laitue, l’urine des enfants et le cordon ombilical des femmes enceintes. »
Au fil d’un demi-siècle de pulvérisation, les données scientifiques se sont accumulées sur les effets nocifs de cet insecticide. Censé remplacer le DDT et ses effets délétères en 1965, le produit de la firme américaine Dow endommage en fait le cerveau des enfants de manière irréversible.
Les éléments scientifiques sont désormais si accablants que, d’après les informations du Monde, la Commission européenne s’apprête à proposer son retrait du marché. Pourtant, les autorités ont mis près de vingt ans avant d’évaluer les données du fabricant. Des données qui, de plus, étaient erronées.
« On peut se demander pourquoi il n’a pas déjà été interdit, déplore Barbara Demeneix, professeur de biologie au laboratoire Evolution des régulations endocriniennes (CNRS-Muséum national d’histoire naturelle) à Paris. Le chlorpyrifos est toxique pour le système nerveux central, c’est-à-dire neurotoxique, et c’est un perturbateur endocrinien qui agit notamment sur la signalisation thyroïdienne. Il peut donc interférer avec le développement du cerveau. »
Si vous avez lu cet article, c'est que vous savez que l'Union européenne est, qu'on le veuille ou non, au centre de bien des problématiques. C'est pourquoi nous traitons souvent ce qui se passe à Bruxelles... Cet article est accessible à tous. Mais Le Journal des Français réserve aussi quelques articles à ses abonnés. Parce que c'est comme ça que notre journal libre peut continuer d'exister. Avec un abonnement, vous pouvez lire et commenter tous les articles.
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