Les États membres de l’Union européenne ont annoncé lundi de nouvelles sanctions à l’encontre d’une quarantaine d’individus et d’entités. Les mesures consistent en une interdiction de séjour sur le territoire de l’UE et en un gel des avoirs.
Dix-sept entités et dix personnes sont visées en tant que « responsables de la déportation systématique et illégale et du transfert forcé » d’enfants ukrainiens vers la Russie, ainsi que de leur « assimilation forcée », indiquent les Vingt-Sept dans un communiqué.
En mars, une commission d’enquête internationale de l’ONU avait accusé Moscou d’avoir commis des « crimes contre l’humanité » en déportant de force des milliers d’enfants ukrainiens vers la Russie et en entravant leur retour.
Dix autres individus font l’objet des mêmes sanctions pour leur rôle dans l’interdiction faite au parti d’opposition Iabloko de participer aux élections législatives russes tenues du 18 au 20 septembre. Lors de ce scrutin, Russie unie, le parti du président Vladimir Poutine, a obtenu un nombre record de sièges. Seules des formations soutenant, à des degrés divers, le chef de l’État russe et la poursuite du conflit en Ukraine avaient été autorisées à concourir. Iabloko, seul parti ouvertement opposé à la guerre, avait été écarté.
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